Nicole Mouninou-Moyon : "il faut choisir ses mots soigneusement..."


« À demi étendu sur l’herbe, il pose sa main sur son bras et un frisson lui parcourt la nuque. Non qu’il soit beau, Jacques, avec ses oreilles trop grandes et son long nez, mais il est là, chaud et rassurant. Alors elle laisse un peu aller sa tête sur le côté, le caresse de ses yeux troublés et ses mains tremblent d’effroi. Qu’il parte tout de suite ou qu’il reste pour de vrai !

Il fait chaud. La moiteur colle sa robe légère à ses cuisses, et lui la détaille, nonchalant et déjà prisonnier d’elle. Il passe une langue gourmande sur ses lèvres alourdies de langueur et se penche sur elle jusqu’à la toucher tout entière. Il murmure des paroles sans fin contre ses seins tendres et nacrés... »

(Notre-Dame de la Dèche, éditions de l’Ecluse)


« Des corps qui cherchent à se réchauffer, des lèvres effleurées et la sourde brûlure de la passion qui, soudain, dévaste tout. Du regard qui étincelle à la robe lentement relevée, un long frisson qui traverse les reins a tout bousculé au passage. Sans un mot, presque férocement, ils se sont accrochés l’un à l’autre, impatients de se découvrir. Ce ne fut qu’une nuit. »

(Le Fils du Rital, éditions du Traict)


Comment vous trouvez les bons "mots d'amour" ?

"Je n’évoque pas souvent l’amour dans mes romans. J’ai trop de pudeur pour cela. Quand j’en parle, c’est avec une certaine retenue. Pour parler d’amour quand on est écrivain, il faut choisir ses mots soigneusement. Je n’aime pas les scènes d’amour trop descriptives. Je pense qu’il faut laisser au lecteur une part de mystère pour qu’il puisse inclure son propre imaginaire dans le récit."

Nicole Mouninou-Moyon



Son dernier ouvrage :

"Avis de Tempête sur l’Institut", Editions du Traict.

1898. Pauline, jeune médecin, est embauchée pour soigner des enfants malades à l’Institut Verneuil de La Baule. Pour tenter de guérir une jeune adolescente perturbée et un jardinier mutique, elle va devoir mener des investigations qui dérangent le docteur Quémeneur, directeur de l’Institut. Quel secret ce dernier cache-t-il ? Quel est le rôle de Marguerite qui passe pour sa servante ? Un voyage à la découverte de Guérande et de la Baule, à l’aube du XXe siècle, quand l’Institut Verneuil n’était pas encore devenu l’Hôtel Royal.


Sur les réseaux :

06.62.33.49.57 ou 06.62.33.49.57 ou nicole.mouninou@free.fr

On peut aussi se mettre en rapport avec la librairie du Hérisson qui transmettra la demande.