Montargis - À la librairie des écoles, rencontre avec Jacqueline Bonneau Gicquel le 8 décembre


MERCREDI 8 DÉCEMBRE À 18H AVEC JACQUELINE BONNEAU GICQUEL POUR « LES MOTS DE JEANNE »


Le livre :

Jeanne est fascinée depuis toujours par les mots : leur acquisition, leur disparition, leurs transformations, leur pouvoir. Elle balaye ici les moments de sa vie où ils ont eu une importance particulière : l’enfance, l’adolescence, Mai 68, les voyages et ceux où les mots sont l’expression d’organisations politiques et de pouvoirs étatiques qui imprègnent et modifient la vie de tous. Elle écoute aussi les silences qui sont des mots en creux. Elle s’absorbe enfin dans les transformations engendrées par les nouvelles écritures et le fractures nées du Covid. Un livre sur l’enchevêtrement des mots et des vies.


Jacqueline Bonneau Gicquel nous en parle :

« C’est plutôt un essai. Ce n’est pas un roman, mais j’ai eu du mal à définir la chose… C’est une femme qui s’interroge sur la place des mots dans sa vie. Les mots ont tenu un rôle essentiel et elle essaie d’analyser le pourquoi et le comment de ces mots dans son existence. Par exemple la place des mots dans les grands événements politiques qu’elle a traversé. Les mots de 68 : « il est interdit d’interdire », « sous les pavés la plage ». Comment sonnaient ces mots à l’époque ? Et comment les comprenons-nous aujourd’hui ? Ce qui m’intéresse c’est comment les mots sont rattachés au pouvoir, aux pouvoirs. Par exemple, les écritures. Ainsi en Iran la langue parlée est le perse. Cette langue existait avant l’invasion arabe. Mais les Iraniens utilisent aujourd’hui l’écriture arabe. C’était donc une certaine soumission au pouvoir arabe qui a dominé un temps leur pays, mais ils ont continué de parler leur langue même s’ils l’écrivent aujourd’hui en arabe avec certaines adaptations. Je m’interroge aussi sur ce que nous rencontrons aujourd’hui avec les nouvelles écritures liées aux moyens numériques. La grande question de Jeanne est de savoir ce que ces nouveaux modes de communication nous apportent réellement. J’aborde aussi le confinement et ses conséquences, sur l’apparition de nouveaux mots, parfois d’origine anglo-saxonne, et aussi sur le silence… Autour de nous il y avait moins de bruit mais on était victime d’un déferlement d’informations, de recommandations et d’injonctions, qui nous ont longtemps laissé… sans mot, et parfois réduit au silence ! »

 

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