Handball - USM Montargis, tous les chemins mèneront... en N2


L’USM Montargis version 2021-2022 veut frapper fort. L’équipe première qui évoluera en Nationale 3 va mettre les bouchées doubles pour atteindre son projet de montée en N2. Les joueuses d’Adriano Marlin, le nouvel entraîneur, poursuivent leur préparation pour se maintenir au sommet de leur forme. Les coéquipières de Jade Dunis, la gardienne, se mettront au repos fin juin. Avant qu’elles ne reprennent le chemin des entraînements le 9 août… Pour une campagne de préparation estivale qui s’étalera sur plusieurs semaines. (Photo : préparation du groupe avec Adriano Marlin, le coach, et Loann Delage, le préparateur physique)


Le club montargois est passé tout près d’une accession administrative en Nationale 2. La chronologie de ce dossier remonte à dix jours, lorsque l’US Joué-lès-Tours s’est retrouvée incapable de s’engager en N2. La ligue s’est saisie de la situation et a ouvert la voie aux clubs de la région Centre, dans l’optique de remplacer la formation tourangelle. Cinq équipes avaient montré leur intérêt : Montargis, SMOC Saint-Jean-de-Braye, l’Escale Orléans, Issoudun et enfin la formation de Dreux. L’instance régionale a, au sortir d’une commission, jeté son dévolu sur le club drouais pour rejoindre la Nationale 2 féminine. « Montargis a fini à la 2ème place en termes de choix… », a glissé Michel Barbot, le président de la ligue du Centre. Du côté de la direction de l’USMM, les espoirs se portent désormais vers la saison prochaine. Ce sera en Nationale 3. « La montée ? On va tout faire pour l’obtenir sur le terrain… », relativise Adriano Marlin, le coach montargois.

Francis Perrier : « Ce n’est pas dramatique… Les filles avancent »

Le choix porté sur Dreux pour pallier le désistement de Joué-lès-Tours, en N2, a entraîné une « petite déception » auprès des joueuses et de la direction de l’USM Montargis. « D’habitude, quand je fais un truc ce n’est pas pour faire joli… », ironise Francis Perrier, le président de Montargis. Mais celui-ci se montre rassurant. « Ce n’est pas dramatique. Il faut avouer que personne n’en parlait, il y a quelques jours. On a montré notre volonté. La ligue a choisi Dreux. On l’accepte. Maintenant, il faut passer à autre chose. Les filles sont lucides et avancent sereinement ». Vérification sur le terrain : Juliette Bonnaire et ses partenaires n’abordent plus le sujet. « La page est tournée », promettent les joueuses. « Elles sont battantes. Elles bossent de manière classique. Les joueuses veulent montrer des choses. Je sens de l’engagement, de la détermination et de la maturité chez elles. Tout n’est pas parfait. On terminera notre première préparation… Puis, le travail se poursuivra. Avec le même mot d’ordre : le sérieux… », esquisse Adriano Marlin, le technicien local.

Adriano Marlin : « J’ai une bonne équipe de Nationale 3 »

L’entraîneur des jaune et bleu en est convaincu. « Si je me réfère à ce que je vois aujourd’hui, oui, j’ai une bonne équipe de N3… », souligne l’ancien joueur professionnel. Il pourra composer avec un groupe de quinze joueuses. « Il n’est pas exclu de voir des renforts émanant de l’équipe 2… », note-t-il. La stabilité, voilà un argument qui offre des garanties à celui qui a succédé à Niakalin Sissoko. « Nous avons la meilleure gardienne du championnat (Jade Dunis). Ses stats parlent d’elles-mêmes. Jade, c’est une moyenne de quinze arrêts par match. Puis, j’ai des assurances sur chaque poste… Je m’appuie sur un groupe archi-motivé, pratiquement le même que l’année dernière ». Seul élément qui pourra jouer les trouble-fêtes : les blessures. « Je n’ai pas un banc profond… », précise Adriano Marlin.

Les premiers mots de Leila Tisba et de Valentine Abenaqui…

Si les deux ailières Alexia Philippo ainsi que Fanette Cher, parmi les recrues, connaissent les lieux, Leila Tisba et Valentine Abenaqui, elles, vont découvrir le club de la « Venise » du Gâtinais. « J’ai vraiment hâte de connaître la ville, faire connaissances des filles… », s’exprime l’arrière Leila Tisba (21 ans, 1,74 m). C’est à Lanester, en N2, que la Martiniquaise a réussi à imposer son style de jeu. « Je viens à Montargis pour accompagner mon copain qui jouera à Gien (N1)… », précise Leila Tisba, joueuse qui effectuera ses premiers pas montargois, début août. Valentine Abenaqui, c’est l’autre recrue de l’USMM, au poste d’arrière. Elle a 23 ans (1, 67 m). « J’ai eu des échos positifs sur Adriano (Marlin). C’était un joueur exemplaire. Il l’est également au poste d’entraîneur. J’ai déjà rencontré les joueuses. Elles sont sympas… J’ai hâte de les rejoindre », souligne la Guadeloupéenne.

Chevenaut bientôt bon pour le service, Laforge devra trancher sur son avenir…

Touchée il y quelques semaines au pied, Léanne Chevenaut (ailière droit, 18 ans) va nettement mieux. « Elle a enlevé la botte. Elle va suivre un protocole pour être prête au mois d’août. Elle sera opérationnelle pour le début de la préparation… », rassure Adriano Marlin. De son côté, Aurélie Laforge devra statuer au sujet de son avenir sportif et…professionnel. « Tout dépendra de sa son affectation professionnelle… », appuie Adriano Marlin. L’arrière gauche de 23 ans est éloignée des terrains depuis février 2020, après sa vilaine blessure aux ligaments croisés. Point positif dans ce dossier : Aurélie Laforge n’est plus souffrante. « Elle peut reprendre avec le groupe. Mais j’ai une petite appréhension. Il faudra attendre un peu… », conclut le coach de l’USM Montargis.




Alexia Philippo, Manon Mandroux et Fanette Cher