Handball - Raphaël Avril : "j'ai vécu ma plus belle saison"


Amhanda, Chartres, Saran et Gien… Il a fait partie de l’effectif de l’USM Saran qui a acté sa montée en Lidl Starligue au sortir de la saison 2020-2021. Le jeune joueur de 21 ans ne prolongera pas l’aventure dans le club banlieusard orléanais. Celui qui évolue au poste de demi-centre (ou ailier gauche) s’est engagé en faveur du HBC Gien, en Nationale 1.


Raphaël Avril (1,83 m, 75 kg) en est fier. « Mon grand-père était joueur, puis membre au bureau à l’USM Montargis (ndlr : Daniel Lebert). Mes parents, ma tante, ma sœur ont aussi pratiqué ce sport. Je me rappelle que l’on allait voir jouer maman. Personnellement, j’ai commencé par l’escrime (Cercle Pasteur)… ». Raphaël Avril rejoint Amhanda, le club de l’agglomération montargoise, à l’âge de 8 ans. « J’ai souvent été surclassé. Je jouais avec les plus âgés que moi… ». La passion pour cette discipline grandit au fil des ans… « Quand on est petit, on ne réfléchit pas trop. On voyait les grands jouer… Et on est impressionné. On ne se fixe pas d’objectif. Tout vient par la force des choses… », explique Raphaël Avril. Lequel évolua sous les couleurs des moins 18 d’Amhanda, en championnat de France. « C’est mon club de cœur. J’étais tout petit, tout mince. Je me suis dit que je pouvais percer, progresser, tenter quelque chose… », raconte-t-il.

« J’ai vécu de très bons moments à Amhanda. J’ai souvenir, par exemple, des matches que j’ai joués contre mon frère (Corentin évolue à Orléans). Mes parents venaient nous voir… C’était drôle, agréable ». Joël Recoules, l’actuel entraîneur-adjoint des féminines de l’USM Montargis, l’a visiblement marqué. « Il connaît toute la famille. Il a coaché ma mère. Moi, j’ai découvert un bon coach, un mec qui m’a appris beaucoup de choses. C’est un connaisseur, un formateur… », juge Raphaël Avril, étudiant qui prépare un BTS en marketing.


Quel bilan tirez-vous de votre passage à Saran ?

J’ai gagné en expérience, en maturité. J’ai été repéré par Mohamed Ahouari à Chartres. J’avais signé une convention en 2018. Je jouais avec la réserve (pré-nationale) et m’entraînais souvent avec la première (D2). C’était une saison intéressante. Lors de la 2ème année, j’ai joué pas mal de matches avec la première (D2). J’avais franchi une étape, je me suis davantage construit… Pour la 3ème année (2020-2021), je viens de vivre une saison complète, forcément la plus belle. On finit en beauté (montée en D1). J’ai joué une vingtaine de matches.

Pourquoi avoir choisi d’arrêter l’aventure ?

Saran n’a pas souhaité me conserver en D1. C’est le choix de l’entraîneur. Le club m’a proposé de rester pour évoluer avec la réserve en N3. Cette option ne me convenait pas. Mais cela n’enlève en rien aux moments que j’ai vécu dans cette structure. J’ai appris à vivre au milieu des joueurs pros. J’ai découvert un monde qui m’a fait progresser.

Votre avenir s’inscrit désormais au HBC Gien…

Tout à fait. Une nouvelle aventure va démarrer. Ce sera en N1. C’est un championnat que je ne connais pas. On a un effectif jeune, ambitieux. Je suis à fond dans mon nouveau challenge. Je suis heureux d’adhérer à ce projet. Je tenterai d’être à la hauteur des espoirs des dirigeants.