Handball - Estelle Pléau, une "cavalière" au chevet du HBC Gien !


Le HBC Gien a choisi sa nouvelle destinée. En effet, Estelle Pléau remplace Cédric Guilbert à la tête de ce club. Ce choix a été acté à l’issue des élections qui se sont effectuées par voie numérique. Les adhérents ont opté pour une liste. Cette dernière a ensuite unanimement jeté son dévolu sur Estelle Pléau. « Une confiance qui ne me laisse pas insensible… », dit cette mère de deux enfants. À quoi ressemble la feuille de route de la nouvelle « patronne » du club giennois ? Quels sont ses projets ? Quelle politique de gestion va-t-elle adopter ? Mais aussi : qui est Estelle Pléau ?


Cette fois-ci, ce n’est pas sur un tatami qu’Estelle Pléau va faire valoir ses arguments. Parce que la nouvelle présidente du HBC Gien est tout d’abord une… Judoka. Aguerrie. « J’ai commencé à faire du judo à l’âge de 10 ans… », sourit la native de Gien. Son père fut, de son côté, grand passionné de cet art martial. Estelle Pléau, c’est trois décennies de pratique à l'AS Gien judo. Son palmarès ? « Pas grand-chose. Je suis juste ceinture noire… », dit-elle. Humblement. Et pas que ! Parce que cette professeure des écoles a, également, un faible pour l’équitation. Une passion qu’elle a transmise à ses filles. « Elles pratiquent aussi de l’athlétisme et de la gym… ». Entre Estelle Pléau et le handball, l’histoire remonte à quelques années. « Quand j’étais en études sur Lyon, j’allais voir les matches de Gien, en déplacement à Villeurbanne… », raconte-t-elle. Mais c’est en 2018 qu’elle décide de rejoindre les rangs de cette structure. Grâce à Céline Feuillette, l’ancienne présidente. « Je suis rentrée au bureau en 2019 ». Deux ans plus tard, Estelle Pléau est propulsée au sommet de la pyramide. « J’ai toujours fonctionné au collectif. Je ne gère pas le club de manière individuelle. Toutes les décisions sont prises en concertation avec le bureau… C’est ma philosophie », insiste-t-elle.


L’INTERVIEW

Le conseil administratif a placé sa confiance en vous pour gérer les affaires du club… Un joli défi, n’est-ce- pas ?

Tout à fait. Il y a de belles perspectives à atteindre. J’ai accepté le poste de présidente tout en m’appuyant sur un point essentiel : nous nous devons de travailler de façon collégiale pour mener le bateau à bon port. J’aime le sport que je pratique depuis longtemps. Je fais de la musique. J’ai mes passions. Autrement dit, j’ai toujours privilégié le contact, l’échange, la communication. Je n’aime pas décider toute seule. Maintenant, je suis consciente de ma mission, de ma responsabilité. S’il faut trancher, je le ferai. Encore une fois, la force fait l’union. Le HBC Gien sera géré par toute une équipe. Elle est dynamique, sereine, déterminée.

Quelles sont vos priorités à court, moyen et long terme ?

Nous avons passé des entretiens avec les joueurs. L’opération se poursuit. Il faudra que l’on boucle ce volet, afin de se situer sur l’effectif de l’équipe N1, la saison prochaine. Nous menons les travaux avec une certaine vigilance concernant nos finances. Le budget de fonctionnement est de près de 300.000 euros. Le club dispose de quatre salariés. Nous avons l’appui de la municipalité qui nous accorde une subvention. Les partenaires nous suivent. Notre rôle est d’installer un climat de confiance dans chaque secteur. Nous souhaitons installer une bonne synergie au sein de toutes les catégories, faire revenir des licenciés, donner envie à la pratique de ce sport et faire vibrer les supporters. Nous prônons la convivialité. Installer une ambiance familiale. Je précise que le club a perdu entre 20 et 25% de licenciés (190 inscrits, à présent), suite à la pandémie. Je tiens, d’ailleurs, à saluer le travail effectué par Cédric Guilbert (son prédécesseur), qui a eu le mérite de s’occuper du club pendant la pandémie. Je suis très bien entourée par une équipe motivée, composée de nouveaux membres et de personnes expérimentées. Nous sommes prêts pour relever les défis…

Quelle sera la politique du club en termes d’ambitions en compétition ?

Nous visons un maintien mérité en N1 (ndlr : seniors masculins). L’objectif sera d’éviter les calculs des derniers matches en championnat. J’estime que l’on aura une bonne équipe, capable de produire du beau jeu. Mais le HBC Gien ne correspond pas uniquement à l’équipe seniors (N1). Je vise la cohésion et un intérêt particulier à la formation. Nous miserons sur les jeunes pour représenter Gien au niveau de la région. C’est notre cheval de bataille…

L’équipe des U 18 F

LES ÉCHOS…

Mercato. Le HBC Gien, en Nationale 1, a officialisé les arrivées de Stan Damier (arrière droit) et de Foster Alphonse (ailier droit). Par ailleurs, le club giennois s’est séparé d’Adriano Marlin (coach USM Montargis), Benoît Galas (arrière gauche, en partance à l’US Orléans), Nicolas Bordier (pivot) ainsi qu’Alexi Jallamion (demi-centre, ailier).

Moins 18. Les moins de 18 ans garçons ne manquent pas d’ambitions en Régional 1. « Nous viserons les premiers rôles pour aller gagner un billet qualificatif pour les championnats de France », explique Kévin Lobre, le coach giennois, responsable, aussi, de l’équipe féminine en Régional 1.

Relève. Les moins 13, 15 et 18 garçons et filles du HBC Gien évoluent au niveau régional. Les moins 11 filles et garçons jouent en départemental. Le club giennois dispose de deux écoles de handball. La relève est assurée. À noter, par ailleurs, l’engagement d’une équipe seniors réserve, en Honneur régional.