Football – N3 : Montargis dos au mur face à Châteauroux (2), ce samedi…


Les Montargois n’ont pas le droit à l’erreur, ce samedi soir (18 heures), lorsqu’ils accueilleront la réserve de la Berrichonne de Châteauroux, et ce, dans un match placé sous le signe de la réaction.

Le succès, dimanche dernier, à Dordives, face à l’ES Gâtinaise (0-1), en Coupe du Centre (3e tour), va-t-il déclencher un déclic au sein d’une équipe montargoise mal en point en ce début de saison ? Avec leurs trois défaites, une seule victoire, un match nul, une douzième place sur quatorze au classement de National 3, les coéquipiers de Kusama Beldi manquent cruellement d’inspiration en ce début d’exercice version 2021 - 2022. Alors oui, la venue, ce samedi, de la réserve de Châteauroux, formation qui pointe au 5e rang en N3 (1 victoire, 3 nuls, 1 défaite), pourrait permettre aux jaune et bleu d'acquérir un bol d’oxygène. Et ça passera, inévitablement, par un succès… « On a envie de voir des guerriers sur le terrain. On a besoin d’une victoire… », clame Gérard, un supporter montargois. Comme lui, ils étaient très nombreux à vibrer, le soir du 4 septembre, lorsque Géraldo Bina et consorts décrochaient rageusement leur premier succès de la saison aux dépens de l’USM Saran (2-1). Ce fut l’unique coup d’éclat, jusque-là. Une défaite imméritée à Vierzon, le 28 août, lorsque l’arbitre de ce jour-là avait refusé l’égalisation, pourtant valable, de Samuel Asare, en toute fin de match (2-1). Une claque, à la maison, le 25 septembre, infligée par Châteauneuf (0-3). Puis, un troisième revers à Avoine, le 9 octobre, au moment où les Montargois auraient largement été capables de faire mieux (2-1). À cela s’ajoute un partage de points, à domicile, le soir du 11 septembre contre la réserve de Bourges 18 (1-1) au cours d’une rencontre dominée de la tête et des épaules par les partenaires du capitaine Sékou Souaré.

Le mystère Bangaly Coulibaly…

S’il y a un joueur qui intrigue au sein de l’effectif montargois, c’est bel et bien Bangaly Coulibaly. L’attaquant local n’est que l’ombre de lui-même, accusant le coup sur le plan physique et technique. Le joueur de 22 ans, foncièrement pétri de talent, n’y arrive plus, multipliant les pépins physiques qui se traduisent forcément par une cruelle chute de rendement… « Il s’entraîne normalement avec le groupe. C’est à lui de retrouver le rythme. Ça va revenir pour lui. Il va se secouer… », estime Patrice Colas, le coach de l’USM Montargis. Bangaly Coulibaly est annoncé dans le groupe qui affrontera, ce samedi, la réserve de Berrichonne Châteauroux. Le bon soir pour le jeune homme ? "Mon début de saison est catastrophique. Je sais que je peux faire beaucoup mieux et aider l'équipe. Mais, en ce moment, devant le but, je ne suis pas très efficace. Sincèrement, ça pose problème. Je me connais. C'est interdit à notre niveau de louper tant d'occasions. On doit retrouver notre efficacité...", éclaire Bangaly Coulibaly. Et de poursuivre : " La suite du championnat ? Je vais l'aborder avec un sérieux absolu et pourquoi pas marquer mon premier but face à la Berri et lancer la saison ...". Comme Bangaly Coulibaly, d’autres attaquants sont appelés à montrer de quoi ils sont capables… À l’image de l’avant-centre Christopher Pierre-François, peu en verve depuis le début de saison, à l’exception de sa correcte prestation (doublé) lors du 3e tour de la Coupe de France, à Malesherbes, le 19 septembre dernier. Réaction attendue.

Patrice Colas : « À nous d’inverser la tendance… »

Patrice Colas le sait. « Il faut que l’on arrive à gagner… À nous d’inverser la tendance pour franchir un cap », explique l’entraîneur gâtinais. Son équipe souffre d’un terrible manque d’efficacité. Abou Thiam, pièce maîtresse de l’échiquier du staff de l’USMM, a écopé de six matches de suspension, en attendant la décision de l’appel de la direction du club local. Une chose est certaine : l’attaquant de 23 ans sera absent face à la réserve de la Berrichonne Châteauroux, formation qui détient la 2e meilleure défense et 3e meilleure attaque de ce championnat de National 3. Les Montargois ne veulent guère s’arrêter à ces détails-là. Seul mot d’ordre : la victoire.