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Corquilleroy - 37 exploitants agricoles partenaires de l'usine de biogaz


L’ENJEU GLOBAL : COMMENT SE PASSER DES ÉNERGIES FOSSILES, DONC NON RENOUVELABLES, QUE NOUS UTILISONS TOUS LES JOURS, CE QUI ENTRAINE APRÈS LEUR COMBUSTION UNE AUGMENTATION DU CO2 DANS L’ATMOSPHÈRE ?


L’ENJEU LOCAL : quelle type d’énergie verte, renouvelable, peut-on produire localement ? Quels sont les différents partenaires nécessaires pour réussir un tel projet ?


Le 14 octobre, ENGIE BiOZ, entité du Groupe ENGIE dédiée au développement du biométhane en France, a inauguré officiellement son unité de production de biométhane située à côté de Corquilleroy. La Centrale a livré son premier m3 de biogaz sur le réseau en décembre 2020 et a nécessité 1 an et demi de travaux et a demandé un investissement de plus de 9,5 millions d’euros. Chaque année, la centrale permettra de fournir environ 21 GWh, qui seront directement injectés dans le réseau de gaz naturel. Cette quantité de biométhane correspond à la consommation annuelle en gaz d’environ 1 900 foyers. Elle permettra également d’éviter l’émission de plus de 5 000 tonnes de CO2 chaque année.


Comment est produit le biométhane ? Par un « estomac » que l’on appelle un méthaniseur. Des matières organiques sont insérées dedans après une préparation spécifique et elles sont ensuite décomposées par des bactéries, ce qui produit du biométhane que l’on récupère. À Corquilleroy les matières organiques utilisées sont principalement des déchets agricoles, notamment de la paille. Le méthaniseur en avale jusqu’à 68 tonnes par jour. Chantale Michoux (en photo) est agricultrice. La paille récoltée sur ses terres sert à produire du biogaz. « Le groupe Engie s’occupe de tout : ils viennent chercher la paille après les récoltes, et reviennent avec du fertilisant ». Car après sa digestion le méthaniseur rejette des résidus, solides et liquides, qui peuvent servir d’amendements pour les sols et de fertilisants pour les cultures. « On va voir ce que ça dit avec le temps », analyse Chantale Michoux. « Mais ce qui est sûr, c’est qu’on va maintenant acheter moins de fertilisant grâce à ce système. J’ai toujours aimé l’idée de recyclage. On est en plein dedans : les nutriments de la terre captés par les végétaux retournent à la terre après passage par le méthaniseur ».


À SAVOIR Le projet est réalisé en partenariat avec les acteurs économiques du territoire que sont notamment 37 exploitations agricoles, l’agglomération montargoise et le gestionnaire de réseau de gaz GRDF. Les substrats utilisés par l’usine de production de méthane est à 62 % d’origine agricole (fumiers, résidus végétaux) et à 38 % issus d’industries agro-alimentaires.


 

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