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Climat - Quand des citoyens veulent prendre leur destin en main en produisant de l'énergie verte

Dernière mise à jour : 6 sept. 2021


Nicolas Petit et Charline Lefevre font partie de l’association de la Jeune Chambre Économique. Mais ils font également parti d’un collectif de citoyens qui ont un projet (Énergisons) pour produire de l’énergie durable sur le territoire. Après études et réflexions, depuis maintenant trois ans, ils sont sur le point de créer une société dont la quinzaine de membres du collectifs seront actionnaires. Ces citoyens ont donc décidé de passer à l’action après mures réflexions et une prise de conscience qui d’une certaine manière les a poussé à agir.


L'ENJEU GLOBAL : LIMITER LES GAZ À EFFETS DE SERRE RÉSULTANT DE L'UTILISATION D'ÉNERGIES FOSSILES (PÉTROLE, GAZ, CHARBON) EN UTILISANT DE L'ÉNERGIE RENOUVELABLE.


L'ENJEU LOCAL : Produire de l'énergie renouvelable en impliquant les citoyens sur leur territoire, pour qu'ils soient acteurs du changement et pour certains même, en étant propriétaires des moyens de production.


Nicolas Petit : « Je suis agriculteur et donc on m’accuse souvent d’être un agriculteur pollueur… Moi je considère que si on est critiqué, c’est qu’il y a peut-être des choses qui n’allaient pas, ou qui continuent à ne pas aller. J’ai commencé à réfléchir, à regarder, à rencontrer… Nous, les agriculteurs, on dit souvent : « il n’y a pas que nous qui faisons mal… » C’est vrai, nous avons une part de responsabilité, mais beaucoup d’entre nous sommes dans un mouvement pour nous améliorer. Mais ce que je vois avant tout, c’est que ça concerne tout le monde, tous les citoyens, qui doivent eux aussi prendre conscience de leur impact sur l’environnement. Moi, en temps qu’agriculteur, les conséquences du réchauffement climatique, c’est au jour le jour que je les constate, dans mes champs ! Aves des sécheresses de printemps qu’on ne connaissait pas par exemple… Il n’y a plus de régularité, tout est souvent trop : trop sec, trop humide, et cultiver dans ces conditions ce n’est plus très simple. Sans compter les insectes ravageurs qui bénéficient d’hivers cléments et qui ne disparaissent plus faute d’un bon coup de gel. Il y a un réel impact du réchauffement climatique. Alors s’investir pour produire de l’énergie renouvelable, c’est un vrai objectif. »


Charline Lefevre : « Le déclic c’est quand je suis devenue mère il y a sept ans. C’est là qu’on réalise un tas de chose. Le déclic a fait que je me suis interrogée sur ma consommation, l’énergie. Ensuite, avec mon métier, j’ai continué la réflexion. Je travaille en effet sur l’aménagement du territoire au sens large et je travaille sur ce territoire où j’habite. Je le vois donc évoluer avec le réchauffement climatique et on ne peut pas échapper à un certain nombre d’interrogations. La première question étant : que peut-on faire soit-même. Je me suis intéressée à cette question de l’énergie citoyenne lorsque je me suis aperçue qu’il y avait beaucoup d’associations qui sont mobilisées contre les énergies durables. En fait je me suis rendu compte qu’il y avait une opposition presque systématique alors qu’on est incapable de réduire notre consommation d’énergie et qu’il va bien falloir trouver une solution. Alors je me suis dit qu’il fallait peut-être emmener les gens avec nous, en leur demandant ce qu’ils veulent pour leur territoire, plutôt que ce soit des grandes firmes qui viennent vendre leur projet sur notre territoire pour faire de l’argent sans réelle concertation. Autant s’emparer nous même de la question avec tous les gens qui ont envie de faire quelque chose pour que ça évolue. »


 




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