Boxe - Loïc Tajan : « J’avais l’impression de me voir en face de l’adversaire… »


Loïc Tajan s’est offert, vendredi 11 juin, à Guérande (Loire-Atlantique), la ceinture internationale IBA des poids coqs. Le boxeur professionnel du Ring Mandorais a battu le Colombien Anuar Salas. Le combat s’est arrêté à la 5e reprise, suite à la blessure de Tajan (au-dessus de l’arcade sourcilière). Une victoire historique pour la boxe locale. L’élève de Jean-Michel Vincent compte désormais 5 victoires dont 4 par KO, contre 1 défaite, chez les pros. Loïc Tajan (30 ans) revient sur sa dernière sortie… Extrait.


Loïc, quelques jours après votre combat, que gardez-vous de cette soirée réussie ?

Pour moi, cette ceinture n’a rien de particulier. Elle ne change pas grand-chose à ma vie. Elle est comme toutes les ceintures. Tous les titres se valent, à mon sens. Ce que je recherche dans ce sport, c’est le plaisir. J’en prends. La ceinture est dans la voiture (ndlr : interview réalisée mardi). Je l’ai emmenée chez les copains. On a d’ailleurs fêté cette victoire (rire). Histoire de symboliser, un peu, le truc, prendre des photos. C’est ça qui me plaît dans ma passion. Les moments de partage avec les potes, la famille et les gens qui me suivent… Oui, je suis évidemment content de ma victoire. Mais je ne m’arrête pas là…

Dans quel état d’esprit étiez-vous pendant le combat ?

Je devais boxer un Italien lors de cette soirée (Davide Tiberi). Il y a eu un changement à la veille… Il fallait s’y adapter. Mentalement, j’étais prêt. Physiquement, au top. Le Colombien (Anuar Salas), c’est un autre calibre. Un boxeur de niveau mondial qui totalise tout de même 30 combats. Il a 20 victoires dont 12 par KO. Je m’attendais à un combat puissant, intense… J’avais un client. Lui, aussi. Notre boxe se ressemble. J’avais l’impression de me voir en face de lui.

Quelle était votre stratégie durant les cinq reprises ?

On avançait tous les deux. Il a bien démarré. Il m’a touché au 1er round. J’ai pris mon temps en observant l’évolution des choses, analyser sa boxe. J’ai compris qu’il fallait que je me reprenne. Vite. Je me suis, ensuite, conditionné pour riposter. Je me suis bien comporté. J’ai répondu présent. C’était un combat d’hommes. Puis, il m’a mis un coup de tête (au-dessus de l’arcade). Les juges ont fini par stopper définitivement le combat. Finalement, je perds un 1 round sur les 5. Le règlement était clair. On l’a d’ailleurs signé, avant le combat.

C’est fait pour la ceinture internationale IBA… Quel sera votre prochain objectif ?

Me reposer (rire). Manger, dormir, boxer, ça me fatigue. Je vais retourner travailler (ndlr : il est responsable chez Brico Dépôt, Villemandeur). La vie continue. Je m’occupe de la construction de ma maison. Je suis occupé. Pour la boxe ? Je n’en sais rien pour l’instant. Peut-être disputer la ceinture intercontinentale IBA. Pour ça, je fais confiance à Jean-Michel (ndlr : Vincent, son entraîneur). C’est lui qui gère les choses. Je prends ce qu’on me propose…