Amine Aliouat, le « live fitness» pour s'évader et faire « rêver» les sportifs…

Dernière mise à jour : 21 avr. 2021


Besoin de s’évader ? Allez suivre les live streaming d’Amine Aliouat. Une précieuse invitation au voyage. Parce que le jeune amillois fait « rêver » ses sportifs grâce à des univers qui apparaissent en fond de chaque représentation de fitness. Original.


L’histoire d’Amine Aliouat est originale. À l’image de son concept mis en application depuis plusieurs semaines. C’est simple : le coach local fait bouger ses adhérents tout en les faisant voyager. Virtuellement. « J’ai installé un studio, chez moi. Le but est de créer un fond d’image pour faire s'évader les gens. On y voit des cocotiers, des plages, des villes lumineuses, des paysages, etc… Comme au cinéma », explique-t-il. Mais ceci n’est qu’un détail. Lucia, une des « élèves » d’Amine Aliouat témoigne : « Parce que, au delà du décor, les cours proposés par ce coach me conviennent parfaitement. Il a adopté un système de zoom qui nous permet, nous les adhérents, de nous voir. Le coach nous voit. C’est une manière de nous corriger, encourager… Ses exercices me rappellent la salle… ».

Ancien danseur professionnel de hip-hop…

Tout a commencé de l’autre côté de la Méditerranée. À Alger, précisément. « J’avais 18 ans. J’ai été repéré lors de l’année de l’Algérie en France. Je participais à un casting de danse hip-hop pour tenter d’intégrer la compagnie française Accrorap dirigée par Kader Attou (chorégraphe et danseur)… », raconte Amine Aliouat. Douze candidats sur les soixante-dix postulants ont été retenus au sortir des essais. « J’ai signé un contrat avec cette compagnie. J’ai même eu le statut de danseur professionnel. C’était une expérience formidable, riche sur le plan humain. J’ai voyagé un peu partout dans le monde…». Mai l'aventure s’arrête au bout de quelques années…

Du rêve d’une carrière de danseur… à Quick, à Amilly !

Le môme a grandi. Des rêves, Amine Aliouat, en avait plein la tête. « Je voulais percer dans le monde de la danse professionnelle. Mais, je venais d’avoir une petite fille… M’éloigner de ma famille, en permanence, pesait sur mes épaules. Il fallait faire un choix… ». Et le choix est vite fait. Mission terminée chez Accrorap. Amine Aliouat avait 23 ans. « Je suis resté quatre mois sans travailler. Puis, ça commençait à faire long. Je devais trouver quelque chose… ». Il se retrouve chez… Quick, à Amilly. «Parallèlement, je me suis inscrit dans une salle de sport à Montargis (02 Wellness). Le début d’une vocation… ».

« Faire bouger les gens et… vendre des frites, ça me faisait bizarre »

Amine Aliouat en est convaincu. « Quick était un passage pour moi… ». Le jeune homme, à peine âgé de 28 ans, décide de participer à un casting d’éducateur (coach sportif) au CREPS d’Île-de-France. « J’ai dû m’entraîner dur pour me présenter à ce casting… ». Test concluant pour l’Amillois d’adoption. « Derrière, ce sont dix mois de stage. Je faisais la route tous les jours. Entre les cours et les efforts physiques, c’était une belle lutte… », sourit-il. Le diplôme en poche, il retourne à… Quick, à Amilly. Il trouve refuge dans une salle de sport. « D’un coté, je donnais des cours de fitness en auto-entrepreneur (Magic Form). De l’autre, je proposais des frites chez Quick. Franchement, ça me faisait drôle». Mission terminée chez Quick.

« Je suis tombé dans la précarité à cause du Covid »

Amine décroche un CDI chez Magic Form. « Je suis resté deux ans dans cette boite. Un an en auto-entrepreneur, un autre en contrat indéterminé… ». La section J3 Amilly gymnastique entre en jeu. « J’ai intégré un projet de fitness qui venait de naître… On affichait plein, avant même les inscriptions… », explique le coach sportif. Parallèlement, Amine rejoint le centre de remise en forme O2 Wellness. «J’alternais entre O2 et les cours aux J3 Amilly… ». Avant que la crise sanitaire ne frappe terriblement à la porte… « Les salles de sport sont fermées. Les clubs ont arrêté leurs activités… ». Amine Aliouat se heurte au mur. « J’ai perdu une grosse partie de mon salaire. Je suis tombé dans la précarité. Je me voyais sombrer tous les jours… Je me suis retrouvé sans rien du jour au lendemain ».

« Je me suis relevé grâce à ma volonté »

La situation d’Amine Aliouat a changé. « Je me suis mis à développer, au premier confinement, des cours bénévoles via facebook. Une belle réussite, sauf que ce concept ne me procurait pas de revenus… », dit celui qui a déjà pris part gracieusement à des journées contre le cancer (Octobre Rose). Désormais, Amine Aliouat officie sur une plateforme de fitness (lien ci-dessous). « J’interviens en live streaming. Je propose des cours de zumba, stretching et autres activités sportives (entre 4 à 5 euros la séance). J’interviens au niveau du Foyer de Villemandeur (Adapei 45). Il y a une perspective, pour moi, du côté du Cercle Pasteur (cours de fitness). Je commence à sortir la tête de l’eau… », concède l’homme de 36 ans. Et de conclure : « Le contact virtuel est différent de celui qui se fait en salle. Il y a une barrière. Mais les gens appliquent les mêmes principes. La même joie. Le même plaisir pour la pratique du sport… ».


En attendant de pouvoir retrouver Amine Aliouat à la réouverture de la salle O2 Welness ou dans une autre salle, vous pouvez le retrouver "en ligne" :

Facebook : Amine Aliouat. Instagram : amine_coachsportif. Mail : aminealiouat@hotmail.fr