• Jean-Paul Billault

Sur l'agglomération montargoise l'épidémie recule 2 semaines après le confinement, sauf à Ch

Mis à jour : 27 nov. 2020


Les chiffres consolidés permettant d'analyser la progression de l'épidémie sur l'agglomération montargoise montrent un changement notable entre la première semaine de confinement (du 30 octobre au 5 novembre) et la semaine qui a suivi (du 6 au 12 novembre). Le taux d'incidence a diminué passant d'un taux situé entre 500 et 1000 à un taux situé entre 250 et 500.

Au 12 novembre on comptait en une semaine entre 160 et 319 nouveaux cas, (dont entre 48 et 71 cas de personnes âgées de 65 ans et plus) , contre 319 à 613 cas durant la première semaine de confinement (avec entre 52 et 71 cas de personnes âgées de 65 ans et plus).

L'agglomération toujours très touchée par l'épidémie

Avec un taux d'incidence compris entre 250 et 500, ce territoire qui compte 63903 habitants (sur 15 communes) a un taux probablement supérieur à celui de la métropole orléanaise (292177 habitants, 22 communes) qui a un taux de 337,10 sur la même période. Le taux pour la France entière est alors de 285.

Un taux de positivité de 20 à 25% : plus de 1 personne sur 5 qui se fait tester est positive. En France pour la même période le taux est de 17% (1 personne sur 6), sur la métropole orléanaise le taux se situe entre 15 et 20 %, une personne sur 5 ou 6.

À noter que pour la première semaine après le confinement le taux de positivité était identique, entre 20 et 25%

Pour la semaine qui a précédé le confinement le taux de positivité était de 25 à 30%, plus d'une personne sur 4 qui se faisait alors tester était positive.

À Châlette-sur-loing l'épidémie progresse chez les 65 ans et plus

Depuis trois semaine (du 23 octobre au 12 novembre) le taux d'incidence sur la commune est situé entre 500 et 1000 (soit entre 64 et 128 nouveaux cas de contamination par semaine glissante). Mais parmi les nouveaux cas, semaine après semaine, le nombre de nouveaux cas chez les personnes âgées de 65 ans et plus ne cesse d'augmenter.

Dans la semaine du 23 au 29 octobre : entre 6 et 13 cas.

Dans la semaine du 30 octobre au 5 novembre : entre 13 et 26 cas.

Dans la semaine du 6 au 12 novembre : plus de 26 cas.

Le taux de positivité chez les personnes de 65 ans et plus qui se font tester est de plus de 30%

LA MÉTHODE

Nous avons attendu quelques jours pour que les chiffres soient consolidés. Les données sont donc à jour.

À noter que les taux exacts des indicateurs ne sont pas présentés pour chaque commune par Santé publique, afin d’éviter l’identification des personnes testées, notamment celles qui ont un test positif. En revanche nous disposons d'une fourchette ou se situe le taux d'incidence, c'est à dire le nombre de nouveaux cas pour 100000 habitants sur une période de 7 jours, à l'échelle de chaque commune : de 50 à 150, de 150 à 250, de 250 à 500, de 500 à 1000, et plus de 1000.

À partir de toutes ces données il est possible de calculer une fourchette des nouveaux cas pour chaque commune sur une période donnée, et de calculer également le taux d'incidence de l'agglomération dans son ensemble. Nous disposons par ailleurs des chiffres précis sur la métropole orléanaise, car Santé publique France communique les données précises pour les 22 métropoles françaises.

Le taux d'incidence dépend aussi du taux de dépistage d'un territoire à l'autre. Le taux de dépistage sur 7 jours glissants correspond, au nombre total de personnes testées dans l'intervalle de temps, divisé par le nombre d'habitants.

Du 6 au 12 novembre, sur l'agglomération montargoise et la métropole orléanaise le taux de dépistage est compris entre 1500 et 2000 pour 100000 habitants. Il est de 1680/100000 pour la France entière. À noter que le taux de dépistage était de 2500 et plus la semaine précédente.

Les chiffres que nous vous présentons sont donc une estimation. À noter que tous les chiffres de taux d'incidence ne prennent en compte que les nouveaux cas de contamination enregistrés après un test. Le chiffre réels de nouveaux cas est certainement supérieur, car il est probable que des personnes contaminées et asymptomatiques ne se soient pas fait tester.

PUBLICITÉ