Michel Vacher, loin des yeux... près du coeur ! Malgré le recul de l'ex-président avec l'USM Montargis.

02/09/2020

1973 - 2018, comme inscrit sur le ballon qui lui a été remis à son départ de l’USM Montargis Rugby, c’est 45 ans de la vie de Michel Vacher. Le rugby, c’est son âme. L’USM Montargis, c’est sa deuxième famille. Le nom de Michel Vacher est gravé dans les mémoires des amateurs du ballon ovale local. L’homme de 65 ans, père de deux enfants, a consacré une bonne partie de sa vie au service du club montargois. Aujourd’hui, l’ancien président de l’USMM a décidé de prendre du recul. Mais la distanciation n’est que physique. « J’ai toujours un regard, un œil sur l’actualité du club… ». Portrait.

 

Tout a commencé du côté de Vitry-aux-Loges, son village natal « Mes parents étaient agriculteurs. Ma mère aurait même dû être institutrice… ». La trajectoire sportive de Michel Vacher s’est amorcée au club de football de Vitry-aux-Loges. Au poste d’arrière gauche. « J’avais 17 ans… », précise ce cadet d’une famille de cinq enfants. Une anecdote : « Nous avons joué contre Montargis. On a perdu 7-0 », sourit-il. Le rugby, c’est au lycée agricole du Chesnoy que tout a démarré. À la fin des années 60. Puis, direction l’USM Montargis.

 

Michel Vacher et l’USMM, 45 ans d’histoire d’amour…

 

Sa carrière avait démarré chez les juniors de l’USM Montargis. Sous la houlette de Joseph Péna. À l’aube des années 70. « Je m’en souviens. Comme si c’était hier… », souligne Michel Vacher. Le talent du jeune homme le propulse vers les seniors. Peu après, le devoir du service militaire l’appelle. Au 8e régiment de Hussards, à Altkirch (Haut-Rhin). « J’ai continué à jouer au rugby, mais ce n’était pas évident… ». Il retrouve pleinement son club au bout de 12 mois de service national. Et de relancer sa carrière en championnat d’honneur. « Je jouais au poste du centre en juniors. Je pesais 75 kg. À 25 ans, je jouais en 3e ligne. 85 kg. À 30 ans, j’étais talonneur. 90 kg… », ironise-t-il.

 

« Le rugby nous réunissait, une échappatoire… »

 Michel Vacher ne cache pas sa nostalgie. « Je préfère le rugby d’autrefois. Il nous réunissait. C’était une sorte d’échappatoire. Quand on venait au stade, nos soucis de vie étaient mis de côté… On oubliait les douleurs. On s’oubliait. On formait une famille. Une vraie…», raconte-t-il. Et de regretter : « Quand je vois aujourd’hui la violence dans les tribunes, je suis un peu triste. Cela m’a fait reculer du monde du rugby. Ce sport véhicule pourtant des valeurs saines, propres. Le rugby n’est pas une discipline dangereuse. Plus le combat est dur, plus la fête est grande… ». Et de préciser : « Je ne vais plus au stade, mais je me renseigne sur la vie de mon club. Je suis resté indirectement connecté. Parce que c’est ma deuxième famille… », concède celui qui totalise vingt belles années en qualité de joueur senior. « J’ai été évacué six fois à l’hôpital… ». 

 

Des souvenirs plein la tête…

 

Des souvenirs, Michel Vacher en a connu au sein du club montargois. « Enormément ! », appui celui qui fut, durant six ans, président de l’USMM rugby. « Mes meilleurs souvenirs ? On a été finalistes du championnat de France seniors en 1985 (amateurs). C’était un moment remarquable. Je pense également à l’année 2012 quand l’équipe première et la réserve étaient sacrées champions de promotion d’honneur. On avait acté l’accession en honneur ». Michel Vacher est un adepte de la formation. « Je suivais avec beaucoup d’attentions les performances de nos cadets et juniors. Ils m’ont fait vibrer. J’ai aimé l’état d’esprit, leur sérieux… », explique l’ancien trésorier (3 ans), accompagnateur et dirigeant (2 ans). Lequel expose ses craintes. « Mes mauvais souvenirs étaient les blessures. Je n’aimais pas voir souffrir nos joueurs. Je craignais pour leur carrière sportive et professionnelle… ». 

 

Un bilan positif en tant que président…

 

Sous l’ère Michel Vacher, l’USM Montargis a doublé son nombre de licenciés. Il passe de 150 à 300 inscrits. « Le mérite revenait à toute une équipe. On a bossé dur, en parfaite osmose. Un esprit de camaraderie », clame-t-il. Un événement se produisait en avril 2013 : le match international U19 organisé à Montargis opposant l’équipe de France à l’Irlande. La tribune du stade Champfleuri avait, ce jour-là, accueilli… 3.200 spectateurs. « Un moment qui ne s’efface pas de la mémoire. Une belle réussite pour le sport montargois. L’organisation était à la hauteur. C’était une vraie fête. Quelle journée ! », raconte Michel Vacher. 

 

« Je retournerai au stade cette année… »

 

C’est une promesse. Michel Vacher affirme vouloir renouer avec l’ambiance du stade Champfleuri. « J’y retournerai cette année. J’irai voir les matches et retrouver les copains… », cède ce retraité du monde de l’industrie agricole. Le club montargois le réclame. Quatre ans après son « recul », l’homme de 65 ans retrouvera prochainement sa… « deuxième maison ». 

 

 

DIDIER NEYRAT (CO-PRÉSIDENT DE L’USM MONTARGIS RUGBY)

« Moi et Michel (Vacher), nous nous connaissons depuis l’âge de 16 ans. On a joué ensemble en jeunes et en seniors. C’est un homme connu pour sa gentillesse. Quelqu’un de loyal, de simple. Il a beaucoup apporté au club. Il y a dix ans, l’USMM était au fond du trou. Il a contribué à son essor en reprenant avec une équipe dynamique dont je faisais parti. On a réussi à faire progresser la situation, notamment au niveau de l’école de rugby. Aujourd’hui, le fruit de l’investissement est là. Michel nous manque au club… ».

 

 

 

 

 

 

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