Avec les présidents des clubs Omnisports des J3 Amilly et de l’USM Montargis : Didier Levassort et Bruno Debrenne, à coeur ouvert

11/07/2020

Didier Levassort, le président du club omnisports des J3 Amilly, et son homologue à l’USM Montargis, Bruno Debrenne, se posent et s’expriment sur plusieurs sujets. Ces deux responsables président les deux plus grosses structures du Gâtinais qui accueillent à elles deux plus de 5000 licenciés.  Crise sanitaire, projets, propositions, Didier Levassort et Bruno Debrenne en parlent. Extrait.

 

Du côté des J3 Amilly, l’heure est à la sérénité. « L’état de santé du club omnisports est bon… », assure Didier Levassort, licencié aux J3 tennis de table depuis…1985. Celui-ci est à la tête d’un club omnisports fort de ses… 2720 licenciés répartis sur 19 sections. « Le nombre des effectifs est en augmentation… », informe l’homme de 63 ans. Déjà président il y a quelques années auparavant, Didier Levassort a choisi de faire son come-back pour diriger le club omnisports amillois. 250.000 euros, c’est le montant de la subvention allouée annuellement par la municipalité. Chaque section relevant de l’entité J3 Amilly bénéficie d’une enveloppe. 

 

Le Covid-19 laissera-t-il des séquelles financières ?

 

Le club omnisports des J3 Amilly dispose de 16 salariés comprenant 14 entraîneurs répartis dans les différentes sections et 2 salariés administratifs. « Le Covid-19 ne devrait pas provoquer des difficultés financières. Nos sections ont joué le jeu en maintenant le versement des salaires à 100% à leurs employés. C’est un geste à saluer… », précise Didier Levassort. Par ailleurs, cette crise sanitaire ne passera pas sans faire de vagues. « L’état remboursait à hauteur de 84%. On ne régularisait que 16%. Désormais, l’aide est revue à la baise (75%). Notre participation sera évaluée à 25% », explique le numéro 1 du club omnisports des J3. Et d’ajouter : « Il y a un réel risque de perte des effectifs suite à cette crise sanitaire. J’attends de voir… ».

 

Vers une baisse des cotisations liées aux licences aux J3 Amilly ?

 

Se dirige-t-on vers une diminution des montants des licences ? Rien n’est, à présent, officiel, mais cette option traîne dans les esprits de certains présidents de sections relevant du club omnisports amillois.  « On mettra un avis là-dessus, tout en respectant le choix porté par chaque section… », répond Didier Levassort. Et de conclure : « En tout cas, des stages seront préconisés pour pouvoir récupérer les heures d’entraînements perdus suite au Covid-19… ». 

 

Bruno Debrenne : « Le haut niveau passera par des clubs d’agglo »

 

Bruno Debrenne sait faire vibrer son franc-parler. Cette structure englobe… 2400 licenciés dont 1341 au sein des douze sections attachées au club omnisports et 1059 relevant des association USMM (indépendantes). Trois salariés officient pour le club omnisports de l’USM Montargis (ils sont mis à dispositions de trois sections). «Atteindre le haut niveau passera par des clubs d’agglo. Il faudra mutualiser les moyens pour avancer solidement… », appuie l’homme de 59 ans. L’ancien joueur et dirigeant de football à l’USM Montargis, passé par le rugby à Champfleuri et actuellement licencié à la section athlétisme montargoise, dresse un bilan de santé plutôt sain pour le club omnisports qu’il préside depuis mai 2016. « Le volet sportif et financier est positif. Nous avons des projets à mener… ». C’est en homme rassembleur que ce père d’une fille veut incarner sa personnalité. « Mon projet vise à améliorer les rapports entre les clubs de l’agglomération montargoise. Nous sommes impliqués dans le sport santé mené par l’agglo et la municipalité. Un de nos salariés (Jérémy Yanez) va passer une formation de premiers secours. Il sera ensuite chargé, le diplôme en poche, de former des éducateurs et accompagnateurs des clubs d’agglo. Nous travaillons en étroite collaboration avec les J3 Amilly… ». 

 

« Je crains une baisse de licenciés suite à la pandémie »

 

Bruno Debrenne ne le cache pas. « Des présidents de certaines sections m’ont dit que des parents se sont montrés réticents de remettre leurs enfants au sport ». Et c’est la raison pour laquelle le boss de l’USMM omnisports affiche une certaine inquiétude. « Je préfère ne pas me précipiter. Aujourd’hui, on sait que le redémarrage sera long. On souhaite que les choses reprennent et que les parents puissent être enfin rassurés pour pouvoir envoyer leurs enfants dans nos sections… », a-t-il conclu.

 

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