Cédric Guilbert (président du HBC Gien) : "Il faut qu'on arrête avec le repêchage"

10/07/2020

Cédric Guilbert est un président consciencieux. L’homme fort du HBC Gien dresse un bilan plutôt positif sur la situation au sein du club giennois. Celui qui est revenu à la tête du club de handball de Gien en février dernier s’exprime sur un tas de sujets relatifs au projet sportif, aux finances, aux équipements et à son avenir en qualité de président. À 44 ans, ce natif de Gien, père d’une fille, est prévenant : « Le club ne doit plus espérer le repêchage pour assurer son maintien… Il faut que l’on arrête ! », exige Cédric Guilbert. Extrait. 

 

Le HBC Gien élira un nouveau président en octobre prochain. Serez-vous candidat à votre propre succession ?

Là, je suis un président intérimaire. Le club est basé sur les Jeux Olympiques (JO). Il faut tenir une élection tous les quatre ans. On tiendra une assemblée générale (AG) en octobre prochain. La saison sera, à ce moment-là, définitivement lancée. Quant à ma décision de me présenter ou pas, concrètement, je n’en sais rien. Je trancherai prochainement. Je ne suis pas pressé. À présent, on traite d’autres urgences liées notamment au recrutement et à l’enregistrement des licences. Le HBC Gien est géré comme une entreprise. Nous avons 5 salariés (4 éducateurs et 1 apprentie). Il faut assurer une bonne gestion. En tout cas, les choses s’accéléreront cet été et se poursuivront à la rentrée. Je trancherai bientôt. 

 

Le club de Gien a eu l’agréable surprise de s’assurer le maintien en Nationale 1 masculine, grâce à un repêchage appliqué par la fédération. Un commentaire ?

C’est, en effet, une excellente chose de pouvoir rester en N1, même si notre saison était peu étincelante. Maintenant, il faudra passer à l’étape suivante. Une nouvelle saison va démarrer et d’autres défis sont à atteindre. Mais concrètement, je ne veux plus que le club attende un repêchage pour pouvoir se maintenir. Il faut arrêter avec cette habitude. Et c’est pour cette raison que je souhaite, si je reste à la tête du club, voir un autre visage, une autre configuration. Je veux un autre HBC Gien, la saison prochaine. 

 

Si vous décidez de rester et si le bureau vous élit à la tête du club, quels seront les grands axes de votre politique au HBC Gien ?

Je rencontrerai les joueurs à la reprise. J’aurai des choses à leur dire. Moi, j’ai répondu à leurs exigences. Ils devront, eux également, le faire. J’ai confiance en eux. Je veux des guerriers, des joueurs qui mouilleront leurs maillots, qui aimeront ce club. La tête basse à l’échauffement, ça ne me plaît pas trop. Tu as le droit de perdre, mais seulement après avoir bataillé. J’en ai marre qu’on me dise que le club dispose de mercenaires. C’est fini ! Je veux des bases à respecter. Sur le plan sportif, je souhaite sortir 5 à 6 joueurs du cru. Ce serait un beau challenge. Pour que ce projet puisse se réaliser, il faudra retravailler sur l’école de handball. Gien à déjà sorti de grands joueurs. Il ne faudra pas s’arrêter là. On souffre d’un problème de fac, car les joueurs se barrent pour poursuivre leurs études. Maintenant, on tablera sur les joueurs qui ne vont pas faire de grandes études. Puis, cette année, on intégrera en équipe réserve (R3) des joueurs des moins 18. Le but est de les préparer. Je veux des travailleurs. Chacun prendra sa responsabilité. 

 

L’équipe première seniors abordera une nouvelle saison en N1. Quel sera l’objectif pour cette année ?

Le maintien. Il faudra réussir un bon démarrage. Nous avons recruté de bons joueurs. Il s’agit de Benoît Galas (arrière gauche), Abdel Ijmik (ailier droit), Nicolas Bordier (pivot) et Jean-Baptiste Poisseau (arrière gauche). J’ai entièrement confiance en Frédéric et Adriano (ndlr ; Chaumeron et Marlin, les coaches). J’insiste sur la discipline. L’équipe première (N1) se doit d’être irréprochable. J’avoue que l’on disposait d’une base de joueurs sympas.  Mais je tiens à insister que le HBC Gien, ce n’est pas seulement les seniors. Nous avons 17 équipes engagées. C’est énorme. L’avenir, c’est la jeunesse, même si effectivement l’équipe seniors demeure la vitrine du club. 

 

Allons-nous voir un jour le HBC Gien atteindre la D2 ?

Nous sommes le plus maigre budget en N1. Le HBC Gien en D2 ? C’est non ! Sinon, il faudra trouver 900.000 euros. La Nationale 1 est un très bon niveau pour nous. Il faut également disposer d’un gymnase. Le club n’a pas de salle fixe. On joue dans tous les gymnases de Gien, et parfois à Dampierre. Donc, on est vraiment loin d’espérer évoluer au niveau supérieur. Par ailleurs, la priorité pour nous consiste à jouer un rôle social en s’impliquant dans les quartiers, en mettant en place le hand adapté, chose qui donnera accès aux enfants en déficiences mentales et physiques. Le club ne laissera personne sur le carreau. On intervient également dans les écoles et on crée des clubs satellitaires. On l’a fait à Châtillon-sur-Loire, on le fera à Autry. Nous avons décidé de créer une section féminine (toutes les catégories). Il y avait un manque à ce niveau-là. Enfin, le club a mis en place un responsable partenariat (ndlr ; Adriano Marlin). 

 

 

 

 

 

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