Coronavirus : Avec le cascadeur cepoyen Rémy Julienne, entre confinement et projets…

10/04/2020

C’est depuis son domicile, à Cepoy, que Rémy Julienne a accepté de se livrer pour raconter son quotidien pendant cette période de confinement. Le cascadeur montargois n’éprouve pas de difficultés pour combler ses journées. À bientôt 90 ans, l’homme au palmarès cinématographique à couper le souffle travaille sur plusieurs projets. « Je ne m’ennuie pas… », appuie-t-il. Extrait. 

 

Tel un jeune homme, assoiffé de vie, affamé de découvertes, d’aventures. Tel un rêveur, celui qui conjugue tous ses verbes au futur. Un vrai fonceur. « J’ai toujours été comme ça. Je ne vois pas pourquoi je devrais changer aujourd’hui. C’est ma vie… », sourit-il. Rémy Julienne, l’enfant prodige du Gâtinais, soufflera sa 90e bougie le 17 avril prochain. « Toujours la pêche, la même joie de vivre… », assure-t-il. Pourtant, le très connu cascadeur français n’a pas été ménagé, ces dernières années, par… une cascade d’ennuis liés à son état de santé. « Je traîne deux cancers et un infarctus. Mais bon, tout va bien. Je m’en sors tout doucement… », explique-t-il.  

 

« Je suis confiné à Cepoy, mais je n’en souffre pas… »

 

Rémy Julienne est confiné dans… son bureau, chez lui, à Cepoy. « Je n’en souffre pas. Je porte un masque pour aller faire mes courses au magasin du village. Je ne me plains pas, je respecte les consignes. Chacun de nous se doit de faire preuve de discipline pour éviter de compliquer davantage la situation, qui est déjà délicate… », dit celui qui totalise plus de… 400 films cinématographiques, à son compteur. Rémy Julienne, ce sont… 1400 productions à son actif alliant films, séries télévisées, pubs, shows mécaniques. « Je n’ai jamais eu le réflexe de rester immobile. Mais là, je n’ai pas le choix. C’est embêtant, certes, mais c’est vital pour notre santé… », déclare-t-il. 

 

Des chutes en vélo qui auraient pu tourner au cauchemar…

 

Rémy Julienne a subi, ces derniers mois, plusieurs accidents de vélo, survenus dans l’agglomération montargoise. « J’ai failli me faire tuer. Je me trouvais en vitesse. C’est mon personnage, parfois peu prudent, toujours à la recherche de l’effort… », raconte le Cepoyen. Et de préciser : « Pourtant, je suis super bien équipé. Mais cela ne m’a pas empêché de contracter des blessures sérieuses. J’ai une prothèse au genou, les épaules endommagées… ». Résultat : « Je n’ai pas utilisé mon vélo depuis trois, quatre mois… », informe celui qui fut champion de France de moto-cross en 1957. 

 

Des projets en cascades…

Rémy Julienne est un homme ambitieux. « Je suis à fond sur plusieurs projets. Je prépare une série et un livre de bande dessinée. Je travaille également sur mes archives personnelles. Je suis bien entouré par une équipe dynamique. J’ai ma compagne qui assure le secrétariat. La partie communication est gérée par d’autres personnes… On avance », souligne-t-il. Des nouvelles de son « cher » ami Belmondo ? «  Oui, je l’ai eu hier soir (jeudi) au téléphone pour lui souhaiter son anniversaire (87 ans). Il va bien. Il m’a rappelé ce matin (vendredi). On essaie de se donner de nos nouvelles de manière constante… », explique-t-il. Rémy Julienne, le cascadeur français le plus connu, ne manque pas d’ironie : « J’ai toujours aimé le danger. J’en ai l’habitude. Mais là, ce virus est redoutable. C’est un danger que l’on ne voit pas. Et c’est là tout le danger… ». Sacrée… chute ! 

 

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