• Lyes Baloul

Coronavirus : Le boxeur montargois Christian M’Billi au rythme du confinement canadien…


Christian M’Billi vit la crise sanitaire à Montréal (Canada), où il embrasse une carrière internationale de boxeur professionnel depuis janvier 2017. Ce pur produit de l’USM Montargis « relativise » et applique consciencieusement les règles de confinement imposées par les autorités canadiennes. Il raconte.


Christian M’Billi, 16 victoires dont 15 avant la limite, aurait dû affronter le Mexicain Felipe Ugalde, le 28 mars dernier, au Centre Vidéotron, à Québec (Canada). Ce combat de poids super moyens a finalement été annulé. Parce que la crise sanitaire due au coronavirus empêchait le déroulement de cette opposition haut de gamme. « Je relativise. Il y a plus grave que cela… », glisse le boxeur montargois. Le promoteur américain Bom Arum, fortement intéressé par les services de Christian M’Billi, aurait voulu voir à l’œuvre son probable futur protégé…. « C’est dommage ! Mais bon, on verra après le confinement », explique M’Billi, l’ancien licencié à l’USM Montargis.


Jogging, pompes, lecture, réseaux sociaux et cuisine


Le Canada, qui déplore aujourd’hui 379 décès, a décrété un plan d’action pour lutter contre la propagation de l’épidémie de coronavirus Covid-19. « Les autorités nous demandent de rester à la maison, de limiter les sorties, de respecter la distanciation. Les gens respectent relativement les consignes. Les magasins sont fermés. Seuls les supermarchés sont ouverts… », informe le boxeur de 24 ans. Celui-ci s’est logiquement retrouvé contraint de geler son programme d’entraînement en salle. « Je suis confiné à 100%. Notre santé est plus précieuse que toute autre chose. Il faut également penser à celle des autres… », appuie celui qui fut ¼ de finaliste des Jeux olympique de Rio (Brésil), en 2016 (poids moyens). Christian vit avec sa copine à Montréal (ndlr ; elle est Française). « On essaie de trouver des occupations. Personnellement, je ne me pose pas trop de questions. J’arrive à faire mon jogging autour du quartier. Je cours 40 minutes. C’est suffisant pour moi, d’autant que je n’ai pas d’échéance précise à préparer. Je m’exercice également à la maison. Je fais des pompes, mais je ne suis pas dans le but de forcer mes limites… », explique M’Billi, boxeur qui n’a concédé la moindre défaite en boxe professionnelle. Et d’ajouter : « Sinon, je m’occupe à lire, à jeter un coup d’œil sur les réseaux sociaux. Et ça m’arrive de cuisiner. J’ai toujours aimé ça. Après, on se fait également livrer. Parfois, on a la flemme… », sourit-il.


« Je prends des nouvelles de mes amis à Montargis… »

Christian M’Billi, surnommé le solide, n’a jamais rompu ses contacts avec le monde sportif montargois. « J’ai appelé Eric (Godey, son ancien coach à l’USMM) il y a quatre jours (entretien réalisé mardi 7 avril). Tout le monde va bien. Je suis rassuré. Je prends régulièrement des nouvelles de ma famille (Loire-Atlantique). Ma mère travaille en maison de retraite. Il faut rester connecté pendant cette période. C’est très important pour tout le monde… », précise l’ancien sociétaire de la firme canadienne Groupe Yvon Michel (GYM). Le dernier combat de Christian M’Billi remonte au 13 décembre 2019. Ce soir-là, dans une salle pleine comme un œuf à Levallois (Hauts-de-Seine), le Montargois infligeait un KO, au huitième round, à l’Américain KeAndrae Leatherwood. « Mon objectif n’a pas changé. Je veux gagner le titre mondial… ». Et si c’est M’Billi qui le dit…