Coronavirus : L’athlète montargois Salim Sdiri raconte son confinement à La Réunion

31/03/2020

Salim Sdiri vit depuis plusieurs années à l’Île de La Réunion. L’athlète montargois, quatorze fois champion de France de saut en longueur, est confiné chez lui, à Saint-Denis, depuis le 4 mars. L’homme de 41 ans applique strictement les restrictions pour lutter contre le coronavirus. Il raconte.

 

« Je ne sors plus de chez moi. Il ne faut pas jouer avec sa santé et celle des autres… », lance Salim Sdiri depuis son domicile à Saint-Denis de La Réunion, où la température frôle les 34°. L’ancien licencié de l’USM Montargis athlétisme évoque son emploi du temps journalier. « Il est chargé en alternant jardinage et sport à la maison. J’avais fait mes courses il y a quelques semaines. J’ai de la réserve. Sinon, je suis allé m’approvisionner chez un producteur, vu que les marchés sont fermés… », raconte-t-il. C’est par le biais d’un ami résidant en Chine que le Montargois a appris l’existence du coronavirus. « Il m’avait mis en garde en m’expliquant la dangerosité de cette épidémie. Il m’a expliqué qu’elle serait très contagieuse… ». Salim Sdiri a vite pris les choses en main. « J’ai appelé mes proches à Montargis. J’ai compris que c’était sérieux, grave… », explique celui qui détient, actuellement le record de France de saut en longueur (8, 42m et 7,25, en salle). 

 

Des cas « importés » notamment de la Métropole…

 

La Réunion compte à ce jour (mardi 31 mars) 247 cas liés au Covid-19. Selon les estimations, 70% des cas proviennent de l’extérieur de l’Île, notamment de la Métropole. À Saint-Denis, le confinement est-il strictement suivi ? « Il y a des endroits où c’est vraiment le désert. J’habite tout près d’une route, je n’entends plus de voitures. Par contre, ce confinement est moins respecté sur d’autres endroits… ». Salim Sdiri prône la tolérance zéro. « Quand je voyais les gens se promener tranquillement en Métropole, il y a quelques jours, je me posais des questions. N’étaient-ils pas inconscients de la gravité de la situation ? Je pense qu’il y a un manque de discipline chez certaines personnes. Me concernant, je préfère rester confiné quatre mois chez moi que de finir entre quatre planches… », souligne l’ancien athlète de haut niveau gâtinais. Salim Sdiri, l’homme qui vient de démarrer sa reconversion dans le coaching (il entraîne un groupe d’une vingtaine d’athlètes), est formel. « Cette crise sanitaire pourrait provoquer une prise de conscience chez nous. En tout cas, je l’espère… », conclut celui qui a participé aux Jeux olympiques d’Athènes (Grèce), en 2004. 

 

 

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