Pendant l'épidémie, les chauffeurs de taxi au service des Montargois… Témoignage de Bruno Debrenne.

22/03/2020

Bruno Debrenne, chauffeur de taxi de l’agglomération montargoise, n’a pas cessé son activité durant cette crise sanitaire due au coronavirus. L’actuel président de l’USM Montargis omnisports ne le cache pas. « Nous avons moins de boulot, mais le plus important est d’être là au service de nos clients… ». Il raconte son quotidien. 

 

Une journée ordinaire. Ou presque. Parce que cette crise n’est pas sans conséquences pour celui qui est au volant de son taxi, officiant pour sa société, Taxis Val du Loing (Corquilleroy). « Il n’y a pas eu d’arrêt, même si l’on constate un gros ralentissement de l’activité. C’est tout à fait normal. Entre perdre de l’argent et perdre la vie, le choix est vite fait… », souligne Bruno Debrenne. Le premier responsable de l’USM Montargis omnisports n’a donc pas été confronté au confinement. « Nous continuons de transporter des clients pour aller faire des dialyses, des examens et pour d’autres raisons médicales… », détaille-t-il. Celui-ci devra se rendre, d’ailleurs, ce dimanche soir à l’hôpital de Tours. « Sylvie (sa compagne) a emmené un client ce matin (dimanche). J’irai le récupérer. Il s’agit d’un déplacement pour un suivi de greffes… », explique Bruno Debrenne. La profession est aussi concernée par des mesures spécifiques durant l'épidémie : les chauffeurs de taxi peuvent, à tout moment, être réquisitionnés pour le transport de personnels hospitaliers. 

 

Des instructions de l’agence régionale de santé (ARS)

 

Rien n’est désormais laissé au hasard. « On a effectivement reçu des instructions de l’ARS (agence régionale de santé). Nos clients n’ont plus le droit de monter devant. Puis, nos véhicules doivent obligatoirement être désinfectés après chaque passage d’un client… », explique le chauffeur de taxi de Corquilleroy. Ce dernier est-il dans l’obligation de porter un masque ? « Non. Par contre, je vois de plus en plus de clients avec des masques. On essaie de se protéger au maximum en respectant les consignes… », appuie l’homme de 58 ans qui dans ces circonstances dit ne pas avoir la tête au sport : « aujourd’hui, c’est accessoire. Je pense qu’une fois que la crise sera passée, on arrivera à trouver les solutions pour les compétitions. En attendant, soyons prudents. Je tiens au passage à rendre hommage au personnel de santé pour le formidable travail effectué… », conclut Bruno Debrenne. 

 

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