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Coronavirus : Sportifs montargois et personnels de santé racontent leur quotidien !

20/03/2020

Ils sont sportifs et exercent dans le milieu de santé. Comment ces Montargois gèrent-ils la crise ? Quel regard portent-ils sur la situation ? Zoom sur ceux et celles qui se font applaudir, chaque soir (20 heures), par des milliers de Français. Respect. 

 

Jeudi 19 mars. Il est 17h15. Aurélien Bonnici rentre chez lui. Presque exténué. « Je vais me reposer un peu. Il y a eu moins de monde cet après-midi. J’en profite pour faire une pause… », glisse ce pharmacien à l’officine du Géant Casino, à Amilly. Le footballeur des J3 Amilly évoque une situation peu ordinaire. « Nous avons été débordés, lundi et mardi jusqu’à midi. Puis, la situation s’est normalisée… », raconte le défenseur central de 27 ans de l’équipe réserve amilloise (Régional 2). Celui-ci se montre rassurant. « À présent, nous ne connaissons pas de pénurie de masques. On a eu le stock de l’état en se procurant 500 pièces depuis 10 jours. On en a donné aux infirmiers et médecins. On en recevra 1200. Ce sera le même principe, à savoir d’en distribuer aux personnels de santé (18 par semaine)… », explique Aurélien Bonnici, fils de Béatrice Bonnici, l’ancienne présidente du club de handball masculin montargois (Amhanda). 

 

Télétravail et sport à domicile…

 

Cécile Drissi, cette responsable administrative dans un EHPAD, à Montargis, est contrainte de travailler depuis chez elle, à Amilly. « Mais je fais des sauts tous les jours à mon poste, notamment pour imprimer et assurer différentes tâches non réalisables à domicile. J’arrive à gérer… », souligne la basketteuse de l’USM Montargis. Pour elle, « la priorité actuelle reste la santé. Le sport pourra attendre. On verra plus tard…». Cécile, maman de deux enfants, ajoute : « Les enfants jouent dans le jardin, grâce à une météo favorable… ». Youssef, son mari, également basketteur à l’USMM, travaille comme chauffeur taxi. 

 

« La situation risque de durer 30 à 45 jours… »

 

Harold Heberlé, infirmier libéral, est presque formel. « Pour moi, cette crise sanitaire risque de durer 30 à 45 jours… », pense ce licencié au club de tennis des J3 Amilly. Ce père de trois enfants, évoque une situation difficile. « On n’a pas de masques, ni le matériel. Le discours du président de la république (lundi 16 mars) a accéléré le stress chez les personnes. Je traite des patients de plus de 70 ans et je constate une forme d’appréhension. Nous tentons de les rassurer. Mais la situation est vraiment inquiétante… », concède Harold Heberlé, classé 15/1 au club de tennis amillois où il évolue en équipe 2, en championnat régional. 

 

« Restons positifs, gardons le sourire… »

 

Lucie Hervouin, infirmière au service pédiatrie, au CHAM d’Amilly, est une femme réaliste. « Nous savons que la situation est compliquée. Mais restons positifs… », dit cette basketteuse à l’USM Montargis. Et de raconter : « Je porte un masque à l’hôpital. Notre région n’est pas touchée pour le moment. On se saisit, s’ailleurs, de la situation pour préparer les risques. Personnellement, je prends les choses comme elles viennent. J’essaie de garder le sourire et d’en offrir aux enfants. C’est important… », appuie Lucie Hervouin, joueuse qui s’entretient physiquement à domicile. « Je vais essayer de courir… », conclut l’infirmière de 28 ans. 

 

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