• Lyes Baloul

Sarah Renault, kinésithérapeute, un confort médical pour l'USM Montargis


Vous l’avez sûrement aperçue sur le banc de l’USM Montargis (N3), cette saison. Sarah Renault a été recrutée par la direction du club montargois au démarrage de la saison 2019-2020. La kinésithérapeute joue « un rôle essentiel » au sein de l’équipe gâtinaise, à en croire les propos de Patrice Colas, l’entraîneur des jaune et bleu. Qui est-elle ? Comment a-t-elle atterri chez les footballeurs de l’USMM ? Et surtout, quelle est son appréciation d’exercer au sein d’une formation masculine ? À la rencontre de Sarah Renault.

En ce lundi du mois de février, l’ambiance est sereinement détendue du côté du stade Maurice-Béraud, à Montargis. Les joueurs de l’USM Montargis attendent l’arrivée de leur kiné. L’heure est à la récupération, deux jours après avoir disputé un match en championnat de National 3. 17h45, Sarah Renault est là. Le sourire au visage. « Allez, au travail… », glisse-t-elle. Les footballeurs montargois se doivent d’appliquer, à la lettre, les consignes de leur kinésithérapeute. Un programme d’exercice d’un peu plus d’une heure. Et « ça nous fait le grand bien... », assure Sékou Souaré, le milieu de terrain de l’USMM. Massages en guise de traitement des douleurs ainsi que de la gymnastique médicale, en s’appuyant sur des mouvements actifs, tel est le menu du jour. Il s’agit, là, des techniques purement paramédicales. « Je fais un diagnostic après le match du week-end. Je traite le mal par le massage. Je recommande aux joueurs de passer me voir au cabinet. Certains l’ont déjà fait. Puis, s’il y a urgence, je les oriente vers un médecin spécialisé… », explique Sarah Renault.


Professionnalisme, décontraction, intégration, rigueur…

Les joueurs de l’USM Montargis doivent, désormais, composer avec leur kiné. « Au départ, on s’est regardé entre-nous, les joueurs. On n’avait pas l’habitude. Puis, tout s’est très bien passé. On s’est tous sérieusement mis au travail… », raconte un joueur. Pour Sarah Renault, « l’intégration s’est effectuée de manière naturelle. J’ai bien trouvé ma place… », dit-elle. Et d’appuyer : « Je n’ai aucun frein de travailler dans un milieu masculin. Les joueurs me voient, d’ailleurs, comme une professionnelle de santé. Ils ont vite senti les bienfaits des exercices ». La kinésithérapeute montargoise intervient à deux reprises au sein de l’USMM. « Je suis là le samedi lors des matches à domicile et le lundi pour un travail de récupération… ». « J’aurais aimé l’avoir davantage sur des matches. Mais je comprends, elle a son propre planning… », soutient Patrice Colas, le technicien usémiste. Sarah Renault officie au sein d’un cabinet à Saint-Germain-des-Prés.


Une expérience dans un club professionnel…

S’agit-il de la première expérience au sein d’une structure sportive masculine pour Sarah Renault ? La réponse est : non. Parce que celle qui fêtera ses 29 ans en août prochain avait effectué un stage d’un mois, en 2013, au Stade Lavallois, club professionnel. « Une belle aventure. J’accompagnais le kiné du groupe pro (Ligue 2). J’étais sur le banc à trois reprises. Cette expérience m’a permis de comprendre le mécanisme du monde pro… », explique-t-elle. Cette dernière a également assuré des « piges » au sein des sections d’athlétisme des J3 Amilly et de l’USM Montargis. « Lorsque mon collègue m’avait proposé d’intervenir au club de foot de Montargis, j’ai tout de suite eu envie de découvrir. Les choses se sont rapidement accélérées ». Souhaite-t-elle, un jour, s’engager pour une structure professionnelle ? « Ce n’est pas dans mes plans. Par contre, agir en indépendante dans tous les sports, pourquoi pas… », éclaire-t-elle.


« Une chance de travailler dans le milieu masculin… »

Sarah Renault ne le cache pas. « C’est une chance de travailler dans le milieu masculin. Mais il faut savoir s’affirmer. Franchement, je n’ai pas à me plaindre. Les garçons s’appliquent et ne se posent même pas de questions sur la complicité homme et femme. Puis, travailler avec les jeunes est une excellente chose », concède celle qui habite à Château-Renard depuis 2015. La native d’Orléans est issue d’une famille sportive. « Je fais de la course à pied. Mon frère est kiné au centre de formation du Stade Rennais… », informe celle qui ne tarit pas d’éloges à l’égard de Patrice Colas, le coach montargois. « Il m’a vite mis dans le vif du sujet en me facilitant la tâche. C’est un connaisseur… », lance-t-elle. Bref, Sarah Renault se dit désormais « habitée » par les couleurs jaune et bleu. « Mon meilleur souvenir ? Le premier but et l’ambiance lors du premier match de la saison. Mon pire souvenir ? Apprendre que l’équipe a perdu sur tapis vert contre Tours… ». Sarah Renault, c’est désormais le confort médical pour l’USM Montargis…