• Lyes Baloul

Agression de Hakan Kara (FCM) : des conclusions qui font des mécontents


Le district du Loiret vient de rendre ses conclusions concernant l’agression de Hakan Kara (photo à gauche), le coach de la réserve du FC Mandorais, le 15 décembre dernier, sur le terrain de l’US Ousson (D3 départementale). La direction du club mandorais qualifie de « scandaleuse » la décision du district. Les explications.


Hakan Kara, pour rappel, a été victime d’une agression par un supporter sur le terrain de l’US Ousson. L’entraîneur de l’équipe réserve de Villemandeur, qui faisait office, ce jour-là, d’arbitre assistant, avait conclu sa mésaventure avec un traumatisme nasal synonyme de trois jours d’ITT. Il a donc fallu un mois et demi pour que la commission du district statue à ce sujet, et ce, après avoir entendu le responsables de l’US Ousson et ceux du FC Mandorais. Verdict : le club d’Ousson écope d’une amende de 300 euros et d'un retrait de trois points assortis du sursis en D3 départementale. « C’est juste incompréhensible. Nous ne comprenons pas cette décision. La sanction aurait pu être beaucoup plus lourde… », peste Thierry Lippert (à droite sur la photo), le président du FC Mandorais. Hakan Kara, lui, se dit « écoeuré, outré et déçu » des conclusions de l’instance du football départementale. « J’ai été agressé en qualité d’arbitre (article 128 des règlements généraux de la FFF). Est-ce normal que la décision soit si clémente vis-à-vis d’Ousson ? La violence n’a pas été condamnée et je crains que cette petite sanction favorise l’indiscipline. Je ne comprends plus rien ! », clame Hakan Kara, l’homme qui effectue des soins, à ce jour, au niveau du nez. La direction du FC Mandorais serait en réflexion de faire appel.


« Des soutiens de la part des clubs… »


Hakan Kara persiste et signe. « Je tiens à remercier les dirigeants des différents clubs, les supporters et les amis qui m’ont apporté leur soutien durant toute cette épreuve… », appuie-t-il. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, je ne me sens pas soutenu par le district. Je n’a plus le courage d’aller arbitrer un match. Cela devient dangereux. Je suis père de famille, j’ai un travaille. Si je suis sur un terrain de football, c’est pour m’amuser, faire vibrer ma passion. Mais je me rends compte que l’on n’est malheureusement pas à l’abri des risques. C’est impossible de continuer dans de pareilles conditions… ».