• Lyes Baloul

National 3 : Montargis – Avoine/Chinon (0-0), ça ne fâche personne…


Ce match en retard, USM Montargis – Avoine/Chinon, samedi soir, en National 3, qui s’est disputé sous une pluie incessante, n’a pas, au bout du compte, désigné un vainqueur (0-0). Le match nul arrange (presque) tout le monde. L’USM Montargis est désormais 8e au classement (15 points).

Un match bizarre. Parce que, en termes de spectacle, la météo aura, un tant soit peut, gâché cette belle affiche entre le 11e et le 6e en National 3. L’USM Montargis, exaltée de sa dernière sortie sur le terrain de la réserve de l’US Orléans (victoire 2-0), avait, là, une aubaine pour profiter du passage à vide actuel de l’adversaire du soir (2 défaites consécutives). Ce dernier, privé des services de Badirou Abiola, le meilleur buteur en N3 (9 buts), a réussi à « stopper l’hémorragie… » en évitant un 3e revers de rang qui aurait enfoncé les hommes d’Armand Raimbault, l’ancien gardien professionnel du Tours FC. Les Montargois, eux, se sont précipités à regagner leur vestiaire, au coup de sifflet final. Aucune contrariété sur leurs visages. Aucun signe d’agacement. « On a joué face à une très bonne équipe. C’est un match nul équitable… », réagissait Patrice Colas, le coach montargois. Pas de cadeau de Noël au courageux public local, venu souhaiter « une bonne fête de fin d’année », à son équipe préférée… Sous une pluie diluvienne. Pas de buts dans cette opposition. Pas de grosses occasions. Des absents de chaque côté. Côté USMM, l’ombre de Bangaly Coulibaly, touché à la cheville à la SMOC Saint-Jean-de-Braye, a plané autour du terrain synthétique du stade Maurice-Béraud. Philippe Bahenda a joué étant blessé. Matthieu Touati, le gardien, a soufflé le chaud et le froid, lui qui souffrait du bras et du pied. « C’était un handicap pour nous… », regrettait Patrice Colas. Bref, oui, ce match en retard USMM – Avoine pouvait être qualifié de… « bizarre ». Point positif de la soirée : aucun vaincu. « Un match de trêve… », répétait Patrice Colas. Lui et ses joueurs avaient un petit mot à dire à leurs supporters : « bonne fêtes… ». À bon entendeur…