Estelle Gaspard (Amilly) : « Quand j’y pense, parfois je ne réalise pas… »

19/12/2019

Estelle Gaspard a été sacrée championne du monde de jujitsu, en catégorie -52 kg, en individuelles et par équipes (seniors), en novembre dernier, à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis. L’Amilloise a, ce jour-là, offert une brillante médaille d’or à l’équipe de France. Depuis, à quoi ressemble le quotidien de la jeune femme de 19 ans ? Elle se livre. 

 

Ce jeudi 21 novembre, vers 14h30 (heure française), aura été somptueux. « On ne peut pas oublier un moment pareil… », lance Estelle Gaspard. Parce que la licenciée des J3 Amilly venait d’inscrire, avec des lettres en or, son nom dans l’histoire su sport français. Des larmes ont coulé. « On se pose la question : suis-je en train de vivre un rêve ? », sourit-elle. Non, ce n’était point un rêve. Non ! Vous êtes bien championne du monde. Quel âge avez-vous ? « 19 ans ». Et déjà deux fois championne du monde. Une fois chez les cadettes, puis en seniors. « Au départ, je visais le podium à Abu Dhabi. Je n’étais pas la favorite absolue. Franchement, je ne pensais pas avoir le titre… ». 

 

Retour à la réalité…

 

Estelle Gaspard est rentrée à la maison avec deux médailles autour du cou. « Un retour aux habitudes… », raconte-t-elle. Après le rêve, place à la réalité. « Mes parents, mon frère et ma sœur étaient présents à Abu Dhabi. On a savouré la victoire, là-bas. Mais après, il fallait gérer les jours suivants… », explique-t-elle. Nicolas Pérea, membre du staff de l’équipe de France, entraîneur aux J3 Amilly, insiste sur le mental de ses athlètes. « Il nous fait descendre de notre nuage. C’est important sur le plan psychologique… », souligne Estelle Gaspard. 

 

« Médaille ou pas médaille, il faut se remettre au travaille »

 

L’Amilloise est étudiante à la fac d’Orléans, où elle est en 3e année de sa spécialité Anglais – Japonais. « Je n’ai pas eu d’échos suite à mon sacre. La vie a normalement repris son rythme. Tout est vite redevenu comme avant. Et surtout, médaille ou pas médaille, il fallait reprendre le travail à la salle… ». Estelle a retrouvé le dojo d’Amilly un peu plus d’une semaine après sa consécration. « Bien-sûr, les camarades étaient là. On a eu droit à des félicitations (avec Maxime Courillon, champion du monde par équipe et Nicolas Péréa). C’est toujours un plaisir. Mais on ne s’arrête pas là. Nicolas (Pérea) me le rappelle : c’est bien d’être championne du monde, mais c’est plus beau de le rester… », détaille-t-elle. 

 

« Je ne vais pas être championne du monde tous les ans… »

 

Estelle Gaspard en est consciente. « Je ne vais pas être championne du monde tous les ans… ». Pourtant, l’internationale des J3 Amilly n’a que 19 ans. « Oui, j’ai un avenir devant moi. Mais il n’y pas que les victoires dans la vie d’un sportif. Il faudra savoir accepter toutes les situations… », affirme-t-elle. 

 

Championne du monde…Et la suite ? 

 

« Être championne du monde cadettes et seniors, c’est magique. Un rêve qui devient réalité. Quand j’y pense, parfois, je ne réalise pas… », glisse Estelle. La native de Montpellier est arrivée aux J3 Amilly en septembre dernier, « grâce à Nicolas Pérea que j’ai connu en équipe de France. Il m’a proposé de rejoindre ce club pour améliorer mon aspect technique. J’ai accepté… », éclaire l’ancienne licenciée de Carcassonne Olympique. Désormais, plusieurs projets « traînent » dans un petit coin de la tête de la jeune femme. D’abord, elle prendra part aux championnats de France juniors, en janvier prochain, à Orléans. « Je veux battre le record féminin français », annonce-t-elle. Puis, faire hisser le drapeau tricolore à l’échelle internationale ne se refuserait pas. Absolument pas…

 

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