Loïc Tajan (Ring Mandorais) : « Sur le coup, je voulais arrêter la boxe… »

01/10/2019

Son visage porte encore les stigmates de son combat disputé, samedi soir, à Nantes. Détendu, souriant, Loïc Tajan a accepté de revenir sur sa frustrante défaite face à Elie Konki pour le titre de champion de France de boxe professionnelle de catégorie des poids coqs. Le boxeur de 29 ans du Ring mandorais ne comprend toujours pas la décision des juges qui l’ont déclaré vaincu contre le boxeur des Mureaux. Il a même déclaré à son entourage sa volonté d’arrêter la boxe. Mais avec le recul, le Mandorais est revenu à de meilleurs sentiments : « J’airai un jour chercher ma ceinture de champion de France ». Et si c’est Loïc Tajan qui le dit ! 

 

Loïc, quel est votre sentiment aujourd’hui, quelques jours après votre combat face à Elie Konki ?

Malgré la défaite, ce combat reste une satisfaction personnelle. Je n’étais pas prêt pour faire 10 rounds. Mes combats se terminaient jusque-là avant la limite. Là, j’ai pu mesurer ma capacité de maintenir mon rythme le plus longtemps possible. 

 

Quelle analyse faites-vous de ce combat ?

J’ai été agréablement surpris. Konki, ce n’est pas n’importe qui. Il est suivi par 14.000 personnes (réseaux sociaux). J’ai montré de quoi j’étais capable. Je me suis prouvé, à moi-même, que j’ai ma place dans cette catégorie (poids coqs). Quelques personnes m’avaient critiqué avant ce combat. J’estime que je ne les ai pas déçus. 

 

Justement, votre public a estimé que les juges vous ont privé de la victoire…

Au 1er round, il me touche au foie. J’ai su me relever. J’ai repris ma concentration. Plus les rounds s’enchaînaient, plus ma motivation grandissait. J’étais super bien dans mon élément. Je lui ai montré qu’il ne m’impressionnait pas. Absolument pas. Par contre, au 7e round, j’ai eu un sentiment un peu bizarre. J’avais l’impression que l’on ma dopé. J’ai rapidement décidé de me réserver. Je savais que les derniers rounds allaient être longs, décisifs. Je l’ai bousculé au 8e, 9e et 10e round. Tout le monde m’a félicité parce que je n’ai rien lâché grâce à mon mental. Et c’est là toute ma victoire. 

 

Lorsque les juges ont prononcé leur décision, dans quel état étiez-vous ?

Franchement, je me voyais vainqueur. D’ailleurs, au moment de voir Arnaud Romera monter sur le ring, ceinture en mains, je lui ai dit qu’elle était à ma taille. C’était indiscutable pour moi. Puis, l’incompréhension totale. Le flou. J’ai dit : ce n’est pas possible ! Sur le coup, on a l’impression d’être volé. Mon adversaire n’a pas fait la différence. J’ai dit à Jean-Michel Vincent (parmi ses entraîneurs) : J’arrête la boxe. Et ça ne sert à rien de continuer.  Je pense que c’est humain d’avoir eu une telle réaction. Les gens autour sont venus me voir pour me calmer. Ils m’ont dit : non, tu ne dois pas arrêter. Loïc, tu dois prouver que tu es capable d’aller plus loin. Ils avaient raison. 

 

Avec le recul, où en êtes-vous aujourd’hui ?

J’ai pris de la hauteur. J’ai beaucoup pensé. Je vois les choses d’un angle positif. J’ai fait un combat qui a duré 30 minutes (10 rounds). Cela m’a donné énormément de satisfaction. Je n’ai jamais senti mes jambes vaciller. C’était un combat de chiens. La pilule n’est pas encore passée. Mais je pense que ça me rendra plus fort, plus aguerri. Je vise le futur…J’irai un jour chercher ma ceinture de champion de France. 

 

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