Avec le boxeur Christian M’Billi, à Montargis…

06/08/2019

Christian M’Billi était de retour, ce lundi matin, à Montargis. Le boxeur professionnel de 24 ans (poids moyens), désormais sociétaire de la firme canadienne Groupe Yvon Michel (GYM), a retrouvé Eric Godey, son ancien entraîneur à l’USM Montargis (en photo). Et il a pris le temps d’aller rendre visite à Daniel et Mireille Quetin, membres actifs du club de boxe montargois. Au bout de trois ans à Montréal, Christian a frappé à quatorze reprises. 14 combats, 14 victoires, 13 KO. Impressionnant ! Celui qui fut quart-de-finaliste olympique aux Jeux Olympiques de Rio (Brésil), en 2014, est un homme modeste et lucide. Rencontre.

 

Christian, quel est votre sentiment de retrouver Montargis ?

Je suis forcément très ému et content. C’est toujours un bonheur de revenir dans ma ville adoptive. C’est également particulier, pour moi, sur le plan émotionnel. Je suis à chaque fois touché de l’accueil et je ressens de l’émotion chez les personnes qui me connaissent. Je n’ai oublié personne. Je pense souvent à tous ces moments passés avec le club, les amis, l’entourage de la boxe. 

 

Est-ce important de revenir là où tout a commencé pour vous ? 

Evidemment ! C’est très important de revenir me ressourcer auprès du club et de mon ancien entourage. Je me recharge les batteries. C’est vital pour moi. Je ne peux pas oublier Montargis. C’est toute ma jeunesse. C’est là où tout a démarré. Voyez-vous, je suis arrivé ce matin à 10 heures. Je repars à Paris à 13 heures. Retrouver Montargis même l’espace de 3 heures me fait le grand bien. Revenir dans le coin est systématique. 

 

Quel est votre programme actuel ?

Je suis arrivé en France le 18 juillet. J’ai beaucoup de réunions à Paris. Puis, je prends le temps d’aller voir ma famille à Nantes. Je repars à Montréal le 17 août. 

 

Il était question que vous disputiez un 15e combat, le 20 juillet dernier à Londres. Finalement, il a dû être annulé. Etes-vous déçu ?

Un peu. Mais bon, ça ne s’est pas fait pour des raisons d’organisations. Il n’y avait pas d’adversaire pour moi. Après, il n’y a rien d’extraordinaire. Je suis vite passé à autre chose. Les futurs combats arriveront bientôt. 

 

Justement, le prochain est prévu pour quand ?

Aucune idée. J’avoue que l’on est en pleines discussions avec des promoteurs. Mon club (Groupe Yvon Miche) travaille là-dessus pour organiser mes prochains combats. 

 

14 victoires en autant de combats disputés. En prime : 13 KO. Que vous dites-vous aujourd’hui ? 

(Sourire)…Je me dis que je suis heureux de mon bilan. Mais je me dis surtout que je dois garder les pieds sur terre. On est jamais satisfait à 100%. Je suis quelqu’un de très exigeant avec moi-même. Je préfère regarder devant. Je vise le futur. Je ne vais pas me prendre la tête à revivre mes combats. Je suis vite passé à l’étape suivante. Je veux grandir. Encore et encore…

 

Que représente le Canada pour vous ?

L’hiver est très difficile (rire). Plus sérieusement, je vis une belle histoire depuis trois ans. C’est un autre monde. Les gens ont une très bonne mentalité. Je vis une aventure formidable jour après jour. C’est plaisant. Il fallait que je grandisse. J’ai su gérer ma vie de boxeur avec toutes les dépenses. C’est un travail de comptabilité. Cette aventure m’a fait grandir en tant que sportif et en tant qu’homme. La boxe canadienne est très structurée avec de grosses installations. Rien n’est laissé au hasard. Le grand professionnalisme. Ma boxe a évolué à tout niveau. 

 

Quel était le meilleur combat négocié sur les 14 disputés ?

Je pense que ma meilleure performance reste mon dernier combat disputé à Philadelphie (USA) contre le Mexicain Humberto Gutierrez Ochoa (30 mars dernier). C’est le seul combat que je n’ai pas gagné par KO. Mais ça reste fort en intensité. J’étais satisfait de ma prestation, de mon engagement et de ma réaction à gérer les huit rounds (80-72, 79-73, 79-73). C’était mon premier combat aux USA. C’était donc un peu particulier pour moi. Une belle découverte. 

 

Quel sera votre objectif à long terme ?

Je ne sais pas encore. Il me reste à peu-près neuf (9) ans à faire dans la boxe. Je ne veux pas de regrets à la fin de ma carrière. Etre champion du monde ou pas, l’essentiel est que mes décisions seront bonnes. Quand on est boxeur pro, on doit aller étape par étape. Je sais que, par exemple, que je souhaite boxer des adversaires expérimentés. Avec mon promoteur, on est en train d’étudier la question. Je veux passer à l’étape supérieure. C’est mon but…

 

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