Stéphane Robert : le Cepoyen de 39 ans se distingue par une carrière remplie d’exploits sportifs et d’aventures humaines.

30/07/2019

Une carrière pleine de performances sportives. Un parcours riche en émotions. Une vie dominée par des aventures humaines. Des voyages, des découvertes. Des larmes de joie, des passages à vide, des come-back inespérés. Voila à quoi est associé le nom de Stéphane Robert. De Cepoy au monde du tennis mondial, c’est l’histoire d’un enfant qui a su grandir à la vitesse de frappe de balle. Stéphane Robert ou « l’oiseau migrateur ». Illustrations. 

 

Il retrouve ses parents. À Cepoy. « Je reviens d’un tournoi aux Pays-Bas… J’ai perdu mais je ne suis pas déçu de mon jeu… ». Encore un voyage. Un de plus. « À 20 ans, je ne connaissais que la région Centre. Je ne me rendais pas compte de la richesse exceptionnelle à gagner en voyageant. C’est vraiment un plaisir ». Vous l’avez sans doute compris. Stéphane Robert ne se sépare presque jamais de sa raquette et… de son passeport. L’une sert à faire parler son talent. L’autre lui fait découvrir la planète. « Je choisis mes tournois en fonction de mes goûts touristiques. J’ai appris l’anglais. J’ai découvert des cultures et visité des villes… », raconte-t-il. La Nouvelle-Calédonie, la Grande-Bretagne, le Japon, l’Australie, la République tchèque, l’Afrique du Sud, les USA, la Suisse, le Maroc, l’Inde, le Mexique. Et la liste est encore très longue. « Je pourrais être guide touristique », sourit-il. 

50e mondial en 2016, quelle performance !

 

L’histoire est à peine incroyable. Stéphane Robert, 30e français et 900e mondial à l’âge de 21 ans, devient, dix ans plus tard, 50e tennisman international. « C’est juste magique. Je n’y aurais jamais cru quelques années auparavant ». Le Cepoyen fait un bond phénoménal. Stéphane débute la saison 2016 à la 210e place. Ses victoires et ses performances l’expédient au 50e rang planétaire. Cette année-là, le Montargois atteignit les 16e de finale de l’open d’Australie, le 1er tour de Roland Garros, le 1er tour à Wimbledon (Grande-Bretagne) et le 1er tour de l’US Open (USA). Le 12 mai 2016 : Novak Djokovic, le n°1 mondial, se heurte à la pugnacité du Montargois lors du 2e tour aux masters 1000 de Rome (Italie). Score final : 7-5, 7-5 en faveur du Serbe. Lequel avoua : « Mon adversaire (Stéphane Robert) m’a posé de gros soucis… ».

Des titres à la pelle et des souvenirs…

 

Le palmarès de Stéphane Robert parle de lui-même. Sa carrière professionnelle débute en 2001. Depuis, le natif de Montargis, licencié à l’ATG Tours puis à Blois de 2001 à 2018 (avec son frère Fabien), réussit à s’offrir plusieurs titres : New Delhi (Inde, 2016), Kobe (Japon, 2017) et Burnie (Australie, 2018). Il a disputé plusieurs finales. Stéphane atteignit les 8e de finale de l’open d’Australie en 2014. « J’ai été repêché à la dernière minute pour disputer ce tournoi. C’est fou… ». Le Cepoyen s’incline avec les honneurs face à Andy Maury, le Britannique. En 2016, il chute difficilement à l’open d’Australie (7-5, 6-3, 6-2). L’adversaire ? Gaël Monfils. En 2018, à 38 ans, Stéphane se qualifie pour le 2e tour à Wimbledon. Jamais un Français aussi âgé n’avait gagné un match dans un Grand Chelem. Il dispute plusieurs fois le tournois de Roland Garros.

 

Ses parents et son entraîneur : ses amours…

 

« Lorsque j’ai décidé de devenir pro, mes parents m’ont dit vas-y. Ils m’ont toujours soutenu. Il y a une forme de confiance qui s’est installée entre nous », appuie Stéphane Robert. Et d’ajouter : « Ils ont vécu mon expérience par procuration. Ils ne sont jamais venus me voir à l’étranger. Le Roland Garros, ils connaissent… ». Une autre personne aura également marqué la vie de Stéphane : Ronan Lafaix, son ex-entraîneur depuis l’âge de 21 ans. « J’ai eu la chance de le connaître. Il m’a boosté et laissé la liberté. On a toujours fait le travail en douceur. Un travail de patience et de précision. Il ne me juge pas ».

Stéphane Robert (pull bleu, 6e en partant de la droite sur la photo) est né à Montargis et a fréquenté l'école primaire de Cepoy.

 

Emeric Pétrisot (ami d’enfance) : « Stéphane représente notre jeunesse. Il s’est donné de la peine pour sa passion. On s’est connu très jeune. On a eu la même institutrice. On a côtoyé la même école primaire et joué au foot à Cepoy. Mon message : continue de vivre au maximum ton sport. Je me rappelle d’une anecdote. Lorsque l’on était au collège, on a fait un cross. Et il a mis une sacré cadence pour me devancer. Impressionnant ! ». 

 

Xavier Daric (ami d’enfance) : « Stéphane est une personne au grand cœur qui a toujours atteint ses objectifs sportifs. Il a rendu les gens heureux, à l’école, sur le terrain de foot, sa famille, ses amis et surtout les milliers de supporters qui le suivent sur les terrains de tennis. Sa générosité dans la vie correspond à son style de jeu, comme pour son revers. Ce n’est pas une main qu’il vous tend, mais plutôt les deux ». 

 

 

Partager sur Facebook
Share on Twitter
Please reload

PUBLICITÉ

Capture d’écran 2020-09-22 à 15.33.20.
Capture d’écran 2020-09-25 à 08.42.57.
FLP 45.jpg
Capture d’écran 2020-09-14 à 11.36.55.
Please reload

En savoir plus sur lec onnecté.fr