À PARTIR DU 22 JUIN : "LES LARMES DU PRINCE, VITRIFICATIONS" OU UNE OEUVRE D’ART EN CONSTANTE ÉVOLUTION

19/06/2019

 

C'est pendant tout l'été dans la grande halle des Tanneries, centre d'art contemporain à Amilly (234 rue des Ponts). Vous pourrez y venir et y revenir tout l’été à partir du 22 juin. Et à chaque fois l’oeuvre monumentale qui sera en train d’être produite sur une gigantesque structure sera différente. C’est tout l’enjeu de cette expérience et performance artistique voulue par l’artiste Anne-Valérie Gasc. Et si elle a recours aux technologies numériques pour réaliser son oeuvre, c’est pour mieux s’en affranchir, pour réhabiliter la recherche artistique.

 

Que verrez vous ?

Une gigantesque imprimante 3 D installée dans la grande halle. En l’air vous pourrez voir un « robot » qui circule au dessus de la surface d’un socle en déversant des microbilles de verre. Ce robot circule en l’air par un jeu de câbles et toute la programmation qu’il a en mémoire va le rendre autonome pour se déplacer et déverser les microbilles. Cette chorégraphie va générer l’oeuvre en elle-même que vous pourrez venir voir à différents stades de sa réalisation. Sur le socle un paysage de sable, avec des dunes, des cratères, des sillons, va peu à peu apparaître et se transformer au gré des déplacements du robot. Particularité, les microbilles de verre réfléchissent la lumière un peu comme des bandes réfléchissantes sur l’autoroute. En fonction de la lumière, du moment de la journée, le spectateur aura donc une expérience différente. Le robot est programmé pour réaliser l’oeuvre en trois semaines. Durant l’été il la réalisera donc deux ou trois fois. En principe les résultats de chaque cycle de trois semaines seront identiques, mais rien n’est sûr. Il peut y avoir des aléas. À dix jours de la date officielle d’ouverture au public, l’artiste Anne-Valérie Gasc et son équipe son à pied d’oeuvre. Et il y a une interrogation : comment installer la lumière pour éclairer le socle et donc l’oeuvre formée par les microbilles, alors que le robot n’est pas en action et que le socle est vide ? Comment imaginer l’effet de la lumière sur le paysage de sable, qui par ailleurs sera en constante évolution pendant trois semaines ? 

 

Ces interrogations font partie intégrante de la démarche artistique d’Anne Valérie Gasc : « c’est une frustration de ne pas pouvoir complètement  anticiper la lumière. Il y a une part de pari, car il y a ce qu’on ne maîtrise pas. Il y aura toujours des aléas, des paysages à venir qui se formeront sur le socle et que je ne peux pas envisager. Ce qui m’intéresse c’est réhabiliter l’art, la recherche artistique. Ces techniques numériques que nous utilisons ne sont pas là pour faire un spectacle. Ce robot est programmé pour imprimer d’une certaine manière, mais ce n’est pas le miracle de la science. » 

 

Pour en savoir plus :

http://www.lestanneries.fr/exposition/larmes-prince-vitrifications/

et

Facebook : Centre d'art contemporain Les Tanneries

 

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