Sylvette et Mylène Dechambre, le football est une histoire de famille !

09/06/2019

La Coupe du monde de football féminin bat son plein en France. Le Gâtinais suit de prés cet événement. Deux « dames » auront marqué l’histoire du football local. Il s’agit de Sylvette et Mylène Dechambre. Retour sur le parcours de la mère et de sa fille.

 

Chez les Dechambre, les années passent et se suivent. La passion demeure intacte. Une vie dédiée au football. Et tout commence lorsque Mylène, jeune fille, décide de s’essayer au football. Il y a plus de quarante ans. «  J’avais une fille au basket, un garçon au foot. Mylène faisait de l’équitation. Mais elle a préféré faire du foot à l’USMM… », raconte Sylvette. Le début d’une longue histoire. Sylvette s’investit pleinement à l’âge de 32 ans, au sein de l’USMM. Mylène, elle, 9 ans, se lance passionnément. «  Au départ, je jouais avec les garçons à l’école, avant de prendre une licence en club », explique Mylène Dechambre. À l’USM Montargis, la mère et la fille se souviennent d’une anecdote. «  J’étais la seule fille à jouer. Et ça a fait polémique… », éclaire Mylène. Cette dernière passe par les pupilles puis les minimes garçons. Une équipe féminine seniors voit alors le jour à l’USMM, en 1982. Et ce fut grâce à…Sylvette Dechambre. «  On m’avait dit que l’équipe n’allait pas tenir deux ans. J’ai récupéré des joueuses de la « Rafale Châlettoise ». J’ai monté une équipe seniors de foot à 11 », note Sylvette. Premier match amical, première démonstration : USMM 10 – Châteauneuf-sur-Loire 0. Du district, les Montargoises se retrouvent en régional puis en inter-régional. Mylène, 15 ans, rejoint l’équipe seniors de l’USMM coachée par Sylvette, la maman. Mais le talent de Mylène va vite séduire l’US Orléans qui l’engage, en 1989 , au poste de meneur de jeu (numéro 10). Mylène fut joueuse à l’USO et entraîneur à l’USMM en jeunes. Sa maman joue au poste de gardienne de but et coach des seniors. Après une expérience à l’USO, Mylène rentre au bercail. À l’USM Montargis, la jeune femme rencontre Joël Dubois, l’entraineur de l’équipe seniors masculine. «  Il m’a formé pour devenir éducatrice. J’ai beaucoup appris de lui », dit Mylène, qui n’oublie pas ce match face…aux cadettes du PSG, en Coupe fédérale. Score final : 8-0 en faveur des jeunes montargoises entraînées par Mylène Dechambre. «  Les Parisiennes étaient outrées sur le terrain », sourit Mylène, vainqueur de la Coupe régionale sur le banc des U16 et U13 de l’équipe du Loiret. Mais la mère et la fille décident un jour, en 2002, de quitter l’USMM pour se diriger vers les J3 Amilly. «  Frank Velluet (l’ancien président), m’avait proposé de monter une équipe féminine. Pour moi, c’était inconcevable de quitter Montargis pour jouer à Amilly, vu la rivalité entre les deux clubs. C’était chaud sur le terrain. J’ai vu des parents qui se tabassaient lors des derbys, même chez les jeunes. Mais j’ai fini par tourner la page USMM… », raconte Mylène Dechambre. « Rester à l’USMM devenait presque impossible. Il n’y avait plus d’envie de la part des joueuses. On concédait défaite sur défaite… », juge Sylvette.

 

17 ans aux J3 Amilly …

 

Mylène Dechambre vient de décider de rendre le tablier aux J3 Amilly après dix-années de service en qualité de coach et joueuse et éducatrice chez lez jeunes. Sylvette, 70 ans, elle, vient de conclure une saison pleine au poste de…gardienne de bu sous le maillot amillois. «  Les joueuses m’appelaient déjà mamie à l’âge de 35 ans… », ironise-t-elle. Sylvette Dechambre, fan de l’OM, est considérée, aujourd’hui, comme la doyenne du football européen en activité. «  Je ne me suis pas rendue compte des années », concède celle qui totalise plus de 700 matches dans sa carrière de gardienne de but. Aujourd’hui, Sylvette, retraitée de la Sécurité Sociale, porte un regard satisfaisant sur sa vie sportive. «  J’ai vécu de très bons moments. Le football est dans l’âme ». Patrick, son compagnon,  répond illico : « Je ne sais pas quand va-t-elle s’arrêter. Mais en tout cas, je lui demande souvent de lever le pied. Mais… ». Mylène, professeure au lycée Château-Blanc, à Châlette-sur-Loing, aura marqué les esprits. «  Le football féminin est compliqué à gérer. Les réseaux sociaux font beaucoup de mal à notre sport… ». Mylène Dechambre , mère de deux enfants, pourra-t-elle rompre définitivement avec sa passion pour le football ? Seul l’avenir nous le dira…

 

 

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