Jade Dunis (USMM) : " J'ai moins pleuré que l'année dernière... "

29/04/2019

Un sourire plein d'espoir. Un regard captivant. Un verbe convaincant. Une assurance...tous risques. Bienvenue chez Jade Dunis, la très appréciée gardienne de but de l'USM Montargis (N3). Portrait. 

 

Elle s'isole. Elle se pose une question : " ai-je été convaincante sur ce match ? ". L'interrogation se répète. Tous les week-ends. Elle, c'est Jade Dunis. 18 printemps à son actif. Le dix-neuvième, elle le fêtera le 24 mai prochain. Ce jour-là, elle va encore...pleurer. Forcément. " On ne change pas une équipe qui gagne ", sourit-elle. Le " on ", c'est compris. Elle pense à ses " copines ". Forcément. Des copines, oui. Mais pas que ! Elles sont également ses partenaires au handball. Du côté du gymnase du Puiseaux. Où tout à commencé pour Jade Dunis.

 

Au collège Lucie-Aubrac, à Villemandeur, un homme va booster l'avenir sportif de Jade. Joël Recoules. C'est l'éducateur de la section handball. Et... entraîneur à l'USM Montargis. Jade débarque au gymnase du Puiseaux. Elle a 13 ans. " Je jouais chez les moins de 14 ans. On était entraînées par Karine Cuq et Alexandre Reisser ", dit-elle. En fait, pourquoi le poste de gardienne de but ? " C'est grâce à mon frère Jérémy...", répond-elle. Le regard bourré de " fierté " en direction de sa maman, Valérie. " Jade et Jérémy sont très proches et complices ", jure-t-elle. Le frère est aujourd'hui... gardien de but chez les seniors du HBC Château-Renard.

Niakalin Sissoko. Voilà un autre nom qui restera gravé dans la vie sportive de Jade. " Niakalin (joueuse en équipe seniors et entraîneur chez les jeunes) m'a vu jouer chez les moins de 14 ans. Elle m'a proposé de faire un match à Gien. C'était le déclic...", pense Jade. Au bout de deux années chez les moins de 17 ans, Jade aura réussi son pari...sous la houlette de Joël Recoules. Direction l'équipe 2 de l'USMM en pré-nationale. Une première promotion !

 

" Le vrai départ..."

 

En sport, ça va vite. Très vite. La preuve : en peu de temps, Jade se retrouve dans le sillage de l'équipe première en Nationale 3. " Elle a bossé dur. C'est une fille courageuse et ambitieuse ", juge Joël Recoules. La saison 2017-2018 aura été symbolique dans la vie de Jade. Stéphanie Gobet, la gardienne habituelle, se transforme en joueuse. " J'étais appelée à faire le travail dans les buts en N3. Je mesurais cette responsabilité. Laurent (Adam) et Joël (Recoules) m'ont expliqué certaines choses. Il fallait assurer et convaincre. Stéphanie (Gobet) m'a souvent donné des conseils. C'était vraiment encourageant...". Quand Jade Dunis fait une parade, " je regarde Stéphanie ", clame-t-elle. Une vraie complicité ! L'année 2017-2018 se termine. L'USMM se maintient grâce à un système de compétition sans descente en N3 (refonte des championnats). " Ça nous a permis d'acquérir de l'expérience ", concède Jade. La saison 2018-2019 démarre. " On perd 5 matches d'affilée. Joël (Recoules) nous a rappelé à l'ordre. Il a insisté sur notre objectif ; le maintien. " L'équipe avait un peu la pression ", éclaire Jade. Mais l'USMM réussit à sortir la tête de l'eau en enchaînant les succès. " Nous sommes une bande de copines. On se connait depuis plusieurs années. C'est important...", rapporte Jade.

 

200 arrêts, 200 ovations...

 

Le travail a fini par payer. Parce que les jaune et bleu ont renouvelé leur bail en N3. Réflexes, rapidité d'exécution, bonne lecture du jeu, tels sont les points forts de la gardienne de but montargoise. " Je suis exigeante envers moi-même et envers les autres. J'avais beaucoup pleuré l'année dernière lorsque je passais au travers d'un match. Je suis une compétitrice ", explique-t-elle. 17 ! C'est le nombre de matches disputés par Jade Dunis cette saison. Nombre d'arrêts : plus de...200. Et plus de 200... ovations ! Oui, Jade fait vibrer le gymnase du Puiseaux. " On aime son caractère et son jeu ", répète Gérard, un supporter. Vous avez dit caractère ? " Oui, elle booste. Elle ne lâche rien. C'est une battante...", appuie Nathalie, fan de l'USMM. 

 

La blessure...

 

" Je me suis tordue la cheville dans un trou ". C'était à la fac d'Orléans où elle est en études de biologie. Résultat : " J'ai joué trois matches avec un strap et une chevillère ". La kiné d'Orléans l'interpelle : " Jade, stop le hand pour cette saison ". La gardienne de but de l'USMM est forcément abattue : " J'aurais aimé aider mon équipe. Mais bon, personne n'est indispensable ". Saison terminée pour Jade. 

 

La famille, les copines...

 

Quand Jade Dunis joue au Puiseaux, Jérémy, son frère devient son " ombre ". " Il se met pas loin des buts. Il me fait des gestes. Il me dirige. Il l'a toujours fait. Il me dit que je suis plus forte que lui...", informe-t-elle. Dans les tribunes, c'est la maman qui jette un regard interminable vers sa fille, Jade. Parfois, les larmes aux yeux. " Je suis fière de ma fille. Je vis les matches avec du stress ", dit Valérie. " La présence de ma famille est vitale pour moi. Un câlin, une parole, un geste, un regard, me font du bien...", assure Jade. Et ses copines ? " Elles sont sur le terrain et dans la tribune. Elles me relèvent quand je tombe et je les relève quand elles tombent. Cette année, j'ai moins pleuré que l'année dernière...". En attendant de revenir plus forte l'année prochaine. Bien évidemment ! 

 

 

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