Économie d'énergie - Pour les communes de l'Est du Loiret, un service afin d'économiser l'énergie


L’ENJEU GLOBAL ET ÉCOLOGIQUE : COMMENT CONSOMMER MOINS D’ÉNERGIE FOSSILE (GAZ ET DÉRIVÉS DU PÉTROLE) AFIN D’ÉVITER UNE AUGMENTATION DU CO2 DANS L’ATHMOSPHÈRE ET AINSI LUTTER CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?


L’ENJEU ÉCONOMIQUE : LES PRIX DE L’ÉNERGIE SONT EN FORTE HAUSSE ET LA PART DE L’ÉNERGIE DANS LE BUDGET DES COMMUNES DEVIENT ALARMANT.


L’ENJEU LOCAL : COMMENT LES PETITES COMMUNES PEUVENT-ELLES PRENDRE LES BONNES DÉCISIONS EN TERMES DE TRAVAUX DE RÉNOVATIONS ÉNERGÉTIQUES OU DE CHOIX ÉNERGÉTIQUES, LORSQU’ELLES NE DISPOSENT PAS DE COMPÉTENCES TECHNIQUES EN INTERNE ?

Le 25 avril a été signée une convention entre le Pôle d’équilibre territorial rural Gâtinais montargois (95 communes), le Pays du Giennois (31 communes), et l’ADIL (Agence Départementale d'Information sur le Logement) du Loiret et d’Eure-et-Loir. Objectif : la mise en place d’un service de conseil en Énergie Partagé dédié aux collectivités de l’est du Loiret avec la création d’un poste de conseiller qui interviendra à la demande des communes. Pour les collectivités de moins de 10.000 habitants l’accompagnement peut passer par différentes missions : inventaire du patrimoine communal et bilan énergétique des 3 dernières années, programme d’actions et accompagnement dans sa mise en oeuvre. Des communes ont déjà fait appel à l’ADIL. La commune de Girolles voulait ainsi rénover sa bibliothèque. Le conseiller a identifier les travaux prioritaires et a orienté la commune vers l’étude thermique appropriée et les sources de financement. Les travaux ont été engagés, permettant une rénovation thermique avec matériaux biosourcés, un passage de la classe énergétique E à C, soit -7630 kWhep/an.

Un contexte inquiétant pour les communes

En janvier dernier l’AMF (Association des Maires de France) sonnait l’alarme. Dans un courrier au Premier ministre Jean Castex daté du 25 janvier, l’AMF faisait un constat inquiétant : « Depuis plusieurs semaines l’AMF et la FNCCR (Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies) suivent avec une très vive inquiétude les hausses considérables des prix de l’énergie sur les marchés. Ces hausses ne cessent de s’accentuer. Elles vont affecter rapidement et durablement les services publics locaux dont les collectivités locales et leurs groupements assurent l’organisation et parfois directement la gestion. » Et d’ajouter : « En fonction des situations, les augmentations de coût de fourniture d’énergie pour les collectivités s’échelonnent entre 30 à 300 % pour l’électricité et le gaz pour des périodes de contractualisation de trois années sur plusieurs centaines de milliers de point de livraison. »


Avec la guerre en Ukraine, qui a encore accentué la hausse des prix de l’énergie, les collectivités ont des soucis à se faire. Et à travers elles il y a aussi leurs habitants. Car lorsque les charges liées à l’énergie augmentent, il faut parfois prendre des décisions difficiles. L’AMF cite ainsi l’exemple d’une Communauté de communes des Hautes-Alpes qui exploite un centre aquatique bénéficiant à tout un bassin de population. Cette collectivité à prévu de passer de 400 000 euros de charges de fonctionnement en 2021, dont la moitié est consacrée à l’énergie, à plus d’1 million d’euros en 2022 ! Une telle hausse (le prix du MWh passant de 52 à 400 €) a conduit les élus à décider la fermeture de l’équipement…


Faire des économies, s’organiser ou faire des travaux pour consommer moins d’énergie, c’est donc devenu une priorité. Selon l’ADEME (Agence de la transition écologique), 75% de l’énergie consommée par les collectivités est consacrée au chauffage et à l’éclairage des bâtiments (Source : chiffres clés 2020). Pour les communes de 500 à 1999 habitants la dépense d’énergie représentait en moyenne 6,8% du budget de fonctionnement des communes, masse salariale incluse. Aujourd’hui c’est certainement plus… Il faut donc agir, et vite !

 

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